A tout juste 25 ans, Brendan Campbell sort un premier album prometteur, irrésistiblement ancré dans le folklore écossais.
Burgers and Murders : derrière ce titre plus qu'énigmatique se cache le premier album d'un jeune Ecossais qui fera sans doute beaucoup parler de lui. Dans le morceau du même nom, Brendan Campbell évoque les nuits de Glasgow, sa ville, lorsqu'alcool et fast food finissent par rimer avec violence. Cette ville, Brendan Campbell la raconte à travers une panoplie d'histoires musicales aussi diverses qu'étonnantes, comme autant de moments choisis, autobiographiques.
Car la musique du jeune chanteur sait passer d'un folk acoustique calme à une pop bien rythmée. Avec son fort accent écossais, l'artiste (que beaucoup comparent déjà à Bon Iver, ou encore Bert Jansch s'inspire du folk celtique, qu'il combine avec sa jeune expérience des rues de Glasgow, ce qui donne à sa musique un côté atemporel.
Le premier morceau Venice résume assez bien l'ambiance très visuelle de l'album. Il plante un décor lyrique, presque mythique avant d'alterner ancien et comtemporain. Parfois en effet, il laisse de côté l'acoustique de sublimes morceaux comme Pleiades pour retomber dans l'enfance pop (The Pirate Song). Ses chansons nous hantent et nous enchantent, comme la douce Scarlet Blue, digne d'une balade irlandaise, ou encore la plus profonde Indica, sans doute l'une des mieux réussies de l'album.
On pensait en avoir trop vu, des chanteurs britanniques estampillés « songwriters ». Mais à écouter Brendan Campbell, on se rend compte que certains artistes peuvent encore nous faire vibrer. Avec un album simple de pur folk contemporain.
- Venice
- Burgers and Murders
- When You're Doing Nothing
- Twilight Bird
- Pirate Song
- Pleiades
- Indica
- Dali's Joystick
- Scarlet Blue 10. Albert's Ashes

