Stapleton : Hug The Coast
Au fur et à mesure que l’écoute progresse, la seconde influence prend de plus en plus le pas sur la première et les mélodies inventives et efficaces cèdent la place à une sorte de faux rythme mollasson, où l’on assiste au nappage de guitares insipides et plates, à la limite de l’instrumental, comme dans Full Beams Down The Mountain et Sharks At Four. Bref, le côté planant, à deux doigts du new age, rend très vite l’album monotone. Toutes les chansons se ressemblent, même si bien souvent le tempo varie. Et si Stapleton lorgne même du côté de Idlewild, notamment avec Ships Of The North Atlantic et Steadfast And Sure, leur tentative s’avère infructueuse. Ainsi, aucune véritable mélodie n’émerge du marasme où stagnent une voix claire, trop pure, ainsi qu’une section rythmique grabataire et poussive.
Beaucoup moins pêchu et inventif qu’un TEAM, moins inspiré et torturé qu’un Jetplane Landing, Stapleton est un peu à l’image de son nom, un groupe finalement banal, dont on a du mal à apprécier et retenir les mélodies peu accrocheuses. D’ailleurs, le titre de l’album, Hug The Coast, fait plus penser à un album anonyme de country US.
Sans véritable identité, Stapleton propose une musique vaguement nostalgique et introspective, sorte de néo-romantisme bio édulcoré. Et comme le dit le titre de leur chanson Between The Lions, nous sommes en présence d’une formation qui ne peut que se faire dévorer toute crue dans la jungle actuelle du rock indépendant britannique.


Please Go Home
Mixed emotions
I'm All Right
You Got Me Rocking
You Must Be The One