chronique concert

Paris, Flèche d'Or - 26 janvier 2012

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Session de rattrapage pour ceux qui auraient raté les Band Of Skulls lors de leurs précédentes apparitions à la Flèche d'Or ou au Nouveau Casino, ainsi qu'à la Maroquinerie en octobre dernier. C'est la soirée des PIAS Nites qui accueille donc leur troisième passage en gare de Charonne, en tête d'affiche au-dessus des groupes français Stoned Popes et Annette & Mathi, à quelques semaines de la sortie de leur nouvel album Sweet Sour.

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C'est avec la chanson-titre qu'ils débutent leur set. Tout de suite, leur ambiance sexy-stoner s'installe et la Flèche d'Or devient soudain aussi aride que la Route 66 en plein Arizona. Leur maîtrise est totale, aussi bien au niveau des instruments que des voix, et on ne peut être que soufflé par la force tranquille du trio. Malgré un jeu de scène quasi-inexistant, leur présence est impressionnante. Russell Mardsen et son physique d'adolescent attardé aux longs cheveux blonds grunge parvient à délivrer un son de ses guitares d'une puissance simple mais redoutable. De l'autre côté de la scène, Emma Richardson ondule au son de lignes de basse aussi félines que sa silhouette. Mais la véritable force de frappe du groupe réside dans le batteur Matt Hayward, que l'on soupçonne être capable d'abattre les murs d'une maison à mains nues. Du genre plutôt peu bavard, Russell ne prend la parole que pour présenter les nouvelles compositions, The Devil Takes Care Of His Own, Bruises ou encore You're Not Pretty. Au début assez effacée, Emma prend de l'assurance au fil des chansons, pour finalement prendre le lead par moments, et surtout marier sa voix avec celle de Russell dans une harmonie quasi-parfaite.

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Le groupe enchaîne les compositions power-blues aux mélodies instantanément accrocheuses, et la setlist, étonnamment longue, n'entraîne aucun moment de flottement. Pas même lors de morceaux plus tranquilles tels que Dull Gold Heart. Le public reste réceptif de bout en bout. L'atmosphère est de plus en plus moite mais cela est loin d'entamer l'évidente joie d'être là partagée entre le groupe et le public. Quelques téméraires dans les premiers rangs se mettent à pogoter, et pas forcément des plus jeunes. Après un I Am What I Am repris en chœur par le public, le temps perd son importance et l'on ne sait plus depuis combien de temps ils jouent, quand la fin du set arrive, et qu'ils quittent la scène pour un break de principe, tellement il est évident que le rappel est inévitable. C'est donc avec la berceuse Hometowns, qui figurera sur le nouvel album, et un Impossible à rallonge qu'ils disent au revoir au public parisien, et à la Flèche d'Or où ils sont un peu comme chez eux désormais.

Que l'on soit ou non amateur du genre, il est indéniable que sur scène les Band Of Skulls font très, très mal.

Anne-Line, 30 janvier 2012

setlist
Sweet Sour
Patterns
Fires
The Devil Takes Care Of His Own
Bruises
Cold Flame
Lies
Bomb
Blood
You're Not Pretty
Dull Gold Heart
I Know What I Am
Light Of The Morning
Deaht By Diamonds And Pearls
Hollywood Bowl
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Hometowns
Impossible
photos du concert
    
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