chronique concert

Paris, Batofar - 7 avril 2008

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Le batofar accueille ce soir la première d'une série de soirées intitulées Dream All Day, qui vont accueillir, entre autres Pony Pony Run Run ou Minitel Rose dans les prochaines semaines. Ce lundi, c'est Hatcham Social qui en profite pour faire son retour en France pour une date unique. La soirée démarrant à 19h, la salle met du temps à se remplir et ce n'est que vers 22h que le trio monte sur scène après une très bonne prestation de Brooklyn.

Après leur (court) passage à la Flèche d'Or l'année dernière, le groupe persiste et signe en offrant une fois de plus un set d'une rapidité déconcertante. Une fois la balance effectuée sur les chapeaux de roues, le concert démarre sans la moindre forme de présentation ou de dialogue. Les trois Londoniens semblent débarquer tout droit de l'angleterre profonde des années 50 : chemises à pois, gilets, franges et coupes au bol nous tranportent immédiatement de l'autre côté de la Manche. L'ex-Klaxons Finnigan Kidd se tient debout, figé derrière ses fûts, tenant ses baguettes à l'envers. Dès les premiers morceaux, le chanteur-guitariste Tobias Josef Kidd se met à transpirer à grosses goutes tellement le soundcheck a été baclé : le chant est a moitié étouffé par le son mal équilibré de la basse et de la guitare. Cela n'empêche pas le trio de jouer leurs classiques comme le très entrainant Til The Dawn ou bien encore leur tout dernier single So So Happy Making. Les difficultés techniques continuent, et le frontman semble de plus en plus exaspéré, jusqu'à ce que le groupe quitte la scène sans un mot sous le regard médusé du public après à peine 25 minutes de show. Les spectateurs se demandent si le trio ne va pas revenir, mais quelques instants plus tard, les roadies commencent déjà à démonter la scène.

Après avoir pris le temps de se remettre de la surprise, on se rend compte que le set des français de Brooklyn était bien plus pêchu, avec une très bonne maîtrise des instruments, et une balance comme on en entend rarement. La prestation des anglais a donc déçu de par leur jeu beaucoup plus brouillon, et un cruel manque de communication avec le public l'a rendue extrèmement impersonnelle. Dommage de la part d'un groupe qui monte et qui semble avoir déjà séduit le public anglais.

Kornichon, 12 avril 2008

setlist
Non disponible
photos du concert