chronique concert

Paris, Trabendo - 14 avril 2010

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En arrivant au Trabendo ce mercredi soir, j’apprends que le concert n’est pas complet. Pas étonnant, on ne peut pas dire que Fanfarlo soit encore un groupe très connu en France. Pourtant, dès le début, des gens attendent debout au premier rang. Plutôt bon signe.

La première partie débarque à 20h20. Ce sont des français, garçon et fille, David et Ara. Et le duo s’appelle, logiquement, The Two. Ils entament une première chanson pop-folk, le public se rapproche très vite, à l’invitation de la chanteuse. Après leur deuxième morceau, les deux finissent par se présenter. « On est là pour vous chauffer », nous disent-ils. La salle est encore loin d’être pleine mais le public a l’air d’apprécier. Et pour cause, The Two devraient réjouir les amateurs de folk et de chansons intimistes. Les voix des deux musiciens ne sont pas extraordinaires (on peut même trouver celle d’Ara un peu trop haut perchée) mais les deux réunies créent une belle harmonie.
Alors qu’on pouvait commencer à trouver tout cela un peu monotone, la musique devient, sur Piece Of You, soudainement plus énergique. On a même le droit à une étonnante reprise de They Don’t Really Care About Us de Michael Jackson. Le résultat n’est est plutôt bon : c’est une version très simple, et plus douce, malgré quelques sursauts d’énergie et de colère par moments. Après Every Day, les deux français quittent la salle en criant « Merci Trabendo ! Place à Fanfarlo ! ». Dommage simplement que personne n’ait bougé sur le dernier morceau, pourtant entraînant.

Arrive alors notre groupe d’anglais à 21h10 sur These Walls Are Coming Down, entamé a capella. Dès le début, me voilà épatée. Les chansons prennent une toute nouvelle saveur en concert. Ceux qui avaient trouvé l’album trop déprimant ou trop monocorde n’ont pu qu’écouter les morceaux d’une autre oreille ce soir-là. La musique se fait festive, la trompette est omniprésente, on croirait voir défiler une fanfare. Les instruments circulent entre les mains des différents musiciens et les artistes ont l’air de bien s’amuser. Je n’irais pas jusqu’à dire que tout est parfait : malgré quelques fans de la première heure qui se trémoussent depuis le début, le public reste malheureusement assez immobile. Et puis, l’affluence n’est pas maximum.
Qu’importe, le groupe n’en perd pas pour autant son enthousiasme et Simon Balthazar, membre fondateur, se dandine en jouant de la guitare. Sur Atlas, la mandoline amène un air de gaieté plutôt bien venu après le mélancolique Ghosts. Au tout début de Drowing Men, Simon Balthazar à la guitare acoustique et Cathy Lucas à la mandoline se font face et entament le morceau en arpèges, contrairement à la version de l’album qui commence à la batterie et au clavier électronique. Les chansons sont d’ailleurs très souvent réinterprétées, sans trop dépayser les fans non plus. Viennent ensuite deux nouvelles chansons, Waiting In The Wings et Comets, puis la chanteuse nous annonce que leur album sera en vente sur scène à la fin du concert. En dernière chanson nous est offerte une version de Luna, plus gaie et plus rythmée que celle du disque.
Le groupe achève ses morceaux vers 22h mais il ne nous fait pas attendre longtemps pour revenir. La chanteuse cherche un peu ses mots pour introduire alors leur première reprise. « It was complicated, I know ! », s’excuse-t-elle en riant. Le bassiste, jusque là très discret, finit donc par nous dire en souriant qu’il s’agit d’une reprise de Fleetwood Mac (dont on avait pu écouter le célèbre Go You Own Way en musique d’attente). Le concert s’achève ensuite sur « Fire Escape », un de leurs singles. Finalement, les membres du groupe s’en vont en nous saluant.

Mais ce n’est pas fini, parce que, comme promis, les artistes viennent vendre eux-mêmes leur album sur scène. Décidément, ils m’ont convaincu. Comme beaucoup. Et comme beaucoup également, j’en profite pour me faire dédicacer le disque. Parce que ça n’a pas l’air de les embêter le moins du monde. Tout le monde s’en va assez satisfait de sa soirée. Pas inoubliable, mais plutôt agréable !

Mélissa Blanche, 18 avril 2010

setlist
The Walls Are Coming Down
Finish Line
Harold T. Wilkins
We Live By The Lake
Ghosts
Atlas
You Are One
I'm A Pilot
Drowning Men
Waiting In The Wings
Comets
Luna
---
What Makes You Think You Are The One (Fleetwood Mac cover)
Fire Escape
photos du concert

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