chronique concert

Paris, Social Club - 9 décembre 2010

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Ce soir, le Social Club frappe fort en invitant à se produire sur scène un certain Quentin Leo Cook, aka le cultissime Fatboy Slim, aux cotés de Detachements. Avec une tête d’affiche de ce calibre, nul besoin d’autres arguments pour pousser le tout Paris à se ruer vers le 142 de la rue Montmartre; et c’est en effet une attente d’une bonne vingtaine de minutes qui s’impose à nous une fois arrivés devant les portes de ce qui reste une des plus célèbres boites de nuit de la capitale.

Seulement voilà, ce que certains d’entre nous ignoraient jusqu’alors, c’est ce que scande ici et là les nombreuses affichettes placardées sur les murs extérieurs du club: le DJ et artiste de big beat britannique, bloqué en Allemagne, ne viendra pas, les avions en partance de Berlin étant maintenus au sol pour cause de météo capricieuse. Face à cette lourde déconvenue, certains fans demandent à se faire rembourser; les autres continuent leur chemin et pénètrent dans l’enceinte du Social Club. Certains pour danser jusqu’au bout de la nuit, d’autres pour savourer le set, maintenu, de ceux qui avaient été invités par Fatboy Slim : les Detachments.
Une fois à l’intérieur du club, c’est vers le bar que l’on se dirige d’une traite une seule, sur de trouver là de quoi patienter avant l’arrivée de Bastien Marshall et de son groupe; sur scène, ces derniers attendent eux aussi leur tour, jetant quelques furtifs regards vers un DJ qui n’a pas l’air de décidé à quitter ses platines. Ce qu’il fera cependant quelques minutes plus tard.

Au final, il y aura tout aussi peu de monde pour accueillir nos petits anglais, que pour les accompagner dans leur sortie (on ne prend pas trop de risques à miser sur un petit 10%). Alors certes, les Detachments faisaient un peu figure d’anonymes ce soir, mais les conditions n’ont pas vraiment joué en leur faveur non plus : entre un abominable effet de réverbération (s’ajoutant à une voix pas forcément mise en valeur), et une sono de seconde zone, rien d’étonnant à ce que la prestation du groupe anglais n’ait pas embrasé les foules. En réalité, on aura plus eu l’impression d’avoir assisté à un concours de karaoké qu’à un véritable concert, et ne surnagera dans cet océan de déception qu’une seule once de réconfort, celle d’avoir entendu Bastien Marshall s’essayer au français. Un plaisir mince, mais qui ne se boude pas pour autant.

On quitte le Social une fois le show des Detachments terminé. Tiga et Busy P., appelés en renfort en lieu et place de Fatboy Slim, feront très bien sans nous.

Julien Soullière, 12 décembre 2010

setlist
Non disponible

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