Live report : Festival FNAC Live - Paris - 07.07.2018 - Sound Of Violence
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Festival FNAC Live

Paris, du 6 au 8 juillet 2018

Live-report rédigé par Déborah Galopin le 11 juillet 2018

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Ce vendredi, nous avons de nombreuses évènements à fêter : les résultats du baccalauréat, ceux du brevet, sans compter la qualification des bleus en demie-finale de la Coupe du Monde de football. À peine sortons-nous du métro que nous entendons la nouvelle clamée par les supporters. C'est donc dans une ambiance déjà festive que nous débutons cette seconde journée, le soleil toujours au rendez-vous.

À 18h le duo belge Caballero et JeanJass lance cette soirée. Ils ont sorti leur nouvel album, Double Helice 3, il y a à peine un mois, mais ce sont avant tout leurs grands titres qu'ils reprennent. Leur rap coule à flow, tandis que le public n'a pas besoin de beaucoup d'encouragements pour scander leurs paroles. Il est presque incroyable de voir une telle force se propager si tôt, à peine quelques minutes après le début du concert. Pour notre partn après avoir pris la température du parvis, on préfère se réfugier à l'hôtel de ville pour voir ce qu'il s'y passe.

Tiwayo, jeune musicien français, est entouré de deux choristes et assure seul l'instrumentation à la guitare pour un set tout en douceur. Pas de grosse batterie, ni de guitare saturée. En revanche, il apporte sur la scène du salon ses influences américaines à travers le grain de sa voix chaude un peu éraillée, sa guitare folk et les deux choristes gospel. Si on apprécie le voyage, on doit reconnaître qu'il manque un peu d'instruments pour apporter plus de profondeur à son projet, mais pour un set de trente minutes la formule passe bien ! Son album n'est pas encore sorti et, pourtant, on sent qu'il en a sous le pied.

Retour sur le parvis pour voir Angèle qui constitue la petite surprise de cette journée. La jeune artiste bruxelloise de 22 ans a déversé ses chansons pop avec beaucoup d'énergie et de ferveur accompagnée de ses musiciens. Alors qu'on s'attendait à une prestation un peu niaise et mollassonne, elle attaque fort avec La Thune, titre fraîchement sorti qui dénonce la domination de la richesse. Malgré sa voix fluette, elle a un tempérament de feu : elle vient chanter sur le devant la scène désireuse d'animer son public et n'hésite pas à pratiquer l'auto-dérision. La Loi de Murphy et Je Veux Tes Yeux sont sur toutes les lèvres. Son live est une réussite et égaye inévitablement notre soirée avec ses douces mélodies qui rappellent l'enfance.

À peine le set terminé, nous prenons vite nos jambes à notre cou pour ne pas louper l'un des moments que nous attendons le plus : Sting et Shaggy réunis à l'intérieur du salon. Cadre magnifique que nous avons déjà côtoyé un peu plus tôt avec Tiwayo, mais qui promet de rendre ce show particulièrement exceptionnel. La salle toute en longueur est pleine, rien d'étonnant quand on sait que les invitations se sont arrachées en à peine quelques minutes. Ils commencent avec If You Can't Find Love, Sting à la basse et supporté par deux autres musiciens. L'ambiance est très détendue sur ce son reggae. Ils forment un duo en contraste avec la voix plutôt haute de Sting et celle grave de Shaggy. Ils rebondissent ensuite sur un titre de Police, Message In The Bottle. Si Sting demeure plutôt discret et nous émeut en nous replongeant dans la nostalgie de Police comme avec Every Breath You Take, c'est Shaggy qui chauffe le public en venant directement le chercher et l'invitant à se lever. Ils finissent sur un morceau qu'ils ont composé ensemble, Don't Make Me Wait... Un set qu'on regrette si court : une demie-heure seulement, nous laissant sur notre faim.

Nous arrivons juste à temps pour la fin du set d'Eddy de Pretto, figure montante de la nouvelle scène française. Il était déjà présent sur cette même scène l'année dernière, ouvrant l'un des trois jours. Nous sommes heureux de voir le chemin parcouru du jeune artiste encore peu connu l'an passé, qui désormais enthousiasme la foule. Il clôt son set sur Normal et Fête De Trop, esquissant quelques pas de danse. Quelques-uns lèvent leur bière, bien décidés à la faire, la fête.

Le reste de la soirée se termine avec deux DJ, Synapson et Feder, nous plongeant dans un esprit boîte de nuit à une heure un peu précoce. On apprécie le featuring du set de Synapson avec Lass, avec lequel ils ont enregistré leur dernier single Souba. Celui-ci arrive en interprétant le titre Mona Ki Ngi Xica de Bonga. Tessa B, chanteuse de All In You notamment, étant également présente. Il ne manquait plus que Anna Kova pour parfaire à cette liste d'invités. En revanche, on arrive vite à saturation des sons de Synapson qui restent relativement similaires sur ce set et offrent peu d'originalité. Federn à l'exception de quelques titres, ne nous procure guère plus d'engouement. On se lasse vite et préfère rentrer pour être en forme pour la troisième journée.

Une soirée qui reste relativement en deçà de celle de la veille.
artistes
    Caballero & JeanJass
    Angèle
    Sopico
    Eddy de Pretto
    Degree
    Synapson
    Feder
    Tiwayo
    Anna Leone
    Sting & Shaggy