chronique concert

Paris, Maroquinerie - 18 octobre 2011

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La Maroquinerie fait le plein ce soir et ce avant même l'ouverture des portes. On fait la queue dehors sous une pluie battante. C'est maintenant devenu une habitude, les concerts parisiens de Band Of Skulls se jouent à guichet fermé et les fans sont prêts à faire preuve de patience afin de pouvoir être au plus près de la scène.

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En première partie, nous retrouvons ce soir les anglais de Broken Hands, autrefois connus sous le nom de Onlookers. C'est sous cet ancien nom qu'ils se sont produits au Truskel en septembre de l'année dernière dans le cadre des soirées Abstract. Les voilà ce soir de retour à Paris avec un nouveau nom et surtout de toutes nouvelles chansons. Les anglais font partie des premières signatures du nouveau label d'Edwyn Collins, Analogue Enhanced Digital.
Ce qui frappe tout d'abord chez Broken Hands, c'est sa section rythmique qui emmène tout sur son passage, les morceaux sont de petits rouleaux compresseurs recouverts de mélodies pop parfaites, le tout emmené par le chanteur Dale Norton qui n'est pas sans nous rappeler le Damon Albarn des débuts. Nous aurons ce soir, le plaisir de pouvoir entendre, entre autres, leur tout nouveau single Brother, lequel devrait sans nul doute connaître un beau succès dans les semaines à venir. Quoi qu'il en soit, le public est conquis par cette première partie.

On passe ensuite à la vitesse supérieure avec l'arrivée de Band Of Skulls. Ils ne payent pas de mine comme ça, avec leurs dégaines de hippies, mais c'est du gros son que crachent subitement les amplis. Le public français est enthousiaste et fidèle et le groupe le lui rend bien. De retour à Paris après un dernier concert en septembre 2010 à la Flèche d'Or, le trio a quelques petites surprises en stock pour nous cette fois. En effet, la setlist s'est étoffée de nouveaux morceaux qui figureront sur le prochain album à paraître en début d'année prochaine.

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L' écoute de Bruises ou du nouveau single The Devil Takes Care Of His Own laisse présager le meilleur pour cet opus à venir. Mais le groupe mise aussi sur ses standards et Russel Marsden invite ceux connaissant les paroles à chanter avec lui, les fans ne se privant d'ailleurs pas pour reprendre en chœur le refrain de Death By Diamonds And Pearls. Tandis que ledit Russel tient à merveille son rôle de « frontman guitar hero », Emma Richardson à la basse est toujours aussi calme et effacée, mais c'est toujours un plaisir lorsque sa voix répond à celle du guitariste. Fidèles à leur veine power rock bien enlevé, Band Of Skulls nous offrent comme à leur habitude un set ultra énergique de rock à guitares, sous lequel pointe toujours une importante influence blues, en témoignent les courts solos semblant parfois s'échapper de la guitare de Russel Marsden au milieu d'un morceau, comme le naturel qui reviendrait au galop.

Après une heure un quart de concert et un rappel aux couleurs psychédéliques, les Band Of Skulls sortent de scène, laissant les fans plus que ravis de leur soirée. Et tandis que la foule se dirige vers la sortie, le groupe lui, file vers de nouvelles aventures. En 2012, ils joueront en première partie des Black Keys sur leur tournée, peut-être une nouvelle occasion de les revoir à Paris ?

Sandra Stefanini, 20 octobre 2011

setlist
BROKEN HANDS
Non disponible

BAND OF SKULLS
Sweet Sour
Lies
Patterns
Fires
Bruises
The Devils Takes Care Of His Own
Cold Fame
Blood
Bomb
You're Not Pretty
Light Of The Morning
Death By Diamonds And Pearls
I Know What I Am
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Hollywood Bowl
Impossible
photos du concert
    
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