chronique single / EP

Carousel/Played To Death

Date de sortie : 28.05.2007
Label : Tigertrap Records
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Dans le rock d’outre-Manche, l’Irlande a toujours tenu une place à part, faisant preuve, à la fois, d’originalité, comme, par exemple, avec Therapy ? et le son expérimental de ses débuts, et aussi de pugnacité, à l’instar d’un Kerbdog et d’un Wilt, résolument bruts de décoffrage. Clone Quartet, bien qu’évoluant dans un tout autre registre, celui du beat électro-indus plus ou moins dance ou rock, selon la chanson, ne fait pas exception à la règle.

En effet, dès les premières mesures de la composition qui ouvre le deux-titres, Carousel, aux synthés très kitch et rétro au point de conférer une légère impression de cacophonie et de manque d’homogénéité, on perçoit une forme d’énergie primitive ou encore une manière d’authenticité primale, aux antipodes de la musique policée des clones que propose régulièrement la perfide Albion. Ainsi, de par leur brutalité et leur immédiateté, les deux brûlots proposés sur le premier single tu groupe touchent du doigt une identité quasi tribale, que rehaussent les percussions très originales, quoique parfois un peu brouillonnes.

Played To Death, la face B, propose une couleur beaucoup plus rock, agressive et torturée que son prédécesseur, apparaissant comme l’hymne provisoire de la formation. L’atmosphère devient étouffante grâce aux multiples syncopes de ces synthés toujours aussi désuets et aux intonations très rocailleuses et lugubres de la voix. Groupe rugueux dans la veine d’un Alamos, pour l’esprit, Clone quartet nous gratifie d’une première production, certes artisanale et qui pêche encore par un léger manque de technique et de rigueur, mais qui promet des lendemains qui chantent (juste, cette fois-ci), et pourquoi pas un carrousel musical.

Jimprofit, 18 mai 2007

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