Chronique Album
Date de sortie : 17.04.2026
Label : Tapete Records
Publié par
Pierre-Arnaud Jonard, le 17 avril 2026
Deux ans après l'excellent Backwater Collage, Penny Arcade revient avec un deuxième album tout aussi réussi, Double Exposure ». Un disque plein de charme, très DIY dans l'esprit, et toujours influencé par les 60's sans être pour autant passéiste.
On sait que Penny Arcade aime beaucoup Syd Barrett et ce disque pourrait bien ressembler à du Syd Barrett du 21ème siècle. Très lo-fi, cet album propose des titres tout aussi délicieux les uns que les autres. Des titres courts car l'artiste a compris qu'un morceau n'a pas besoin d'être étiré pour être bon. Qui plus est, ce sens de l'épure va on ne peut mieux avec la musique proposée par l'artiste.
L'album ne connait aucun moment faible, de Regrets qui ouvre les hostilités à Riverside Drive qui les conclut. Même les petits interludes comme Early Morning ou Mercy que l'on pourrait penser dispensables vu leur durée (entre trente secondes et une minute) sont des moments de pur grâce. Si Double Exposure semble en grande partie influencé par les 60's (au moins dans l'esprit) et notamment par le psychédélisme 60's, c'est un disque totalement intemporel et hors du temps. Tous les titres de l'album s'avèrent réussis et intéressants et dégagent quelque chose de précieux qui rend l'auditeur heureux.
Regrets, le titre qui ouvre le disque, est une pure merveille, très Velvetien. Memory Lane et You've Got The Key sont de merveilleuses pop-songs. Time est le genre de titre pop que tout compositeur rêve d'écrire un jour. Quant à We Used To Be Good Friends, il ressuscite le meilleur de George Harrison en deux minutes et trente secondes. Le disque se termine par le sublime Riverside Drive qui montre que Penny Arcade est vraiment un songwriter de très haut niveau.
Vu le background de l'homme (Veronica Falls, Ultimate Painting, et The Proper Ornaments) on ne s'étonne guère qu'il nous propose des albums d'un tel niveau. Backwater Collage montrait que la carrière solo de James Hoare démarrait de la meilleure des façons possibles, ce Double Exposure en est la confirmation éclatante. On ira avec grand plaisir à ses shows français en juin prochain pour voir ce que tout cela donne sur scène.