chronique concert

Paris, Maison de la Radio - 14 novembre 2007

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Il suffisait juste d'un peu de bonne volonté pour se rendre à la Maison de la Radio en ce mercredi soir.
Ca commençait à 'grèver' pas mal, c'est vrai, mais le passionné, c'est bien connu, ne recule devant rien.
C'est dans le petit studio 106 que Jack Peñate fera donc ses débuts sur les ondes nationales de France Inter, le 105, plus grand, accueillant l'émission hebdomadaire 'Le Pont Des Artistes'.
Une petite assemblée est présente pour accueillir dans le plus cosy des studios celui que certains ont pu découvrir recemment au festival des Inrockuptibles, mais qui s'était déja produit à la Flèche d'Or en janvier et au Showcase en juillet dernier.

Après une courte introduction de notre ami Bernard Lenoir, Jack arrive sur scène accompagné de son bassiste et batteur pour un Spit At Stars endiablé suivi par un Got My Favourite swingant au possible (les deux premiers titres de son album Matinée et dans l'ordre). Il affiche un sourire radieux, un beau brushing et est doté d'un jeu de jambes incomparable.
Il présentera chaque morceau par quelques mots adressés au public, ne s'en fait pas et est plutôt content de ce qui lui arrive. Après Cold Thin Line, une splendide face b extraite de son premier ep, Jack nous livre une de ses merveilles dont il a la recette unique, Learning Lines, non sans avoir vanté les mérite du Vélib' qu'il a lui même essayé ce lundi passé...
Second, Minute Or Hour, single fraîchement réédité, est en fait le premier et il y a un an passait en boucle sur Radio 1, une espèce de speederie aquatique parmi les orques et les dauphins. Le prochain, Have I Been A Fool, est tout aussi réussi et convoque The Housemartins ou Voxtrot au chevêt de l'imbécile.
Il est temps de ralentir le pas et c'est My Yvonne qui s'en chargera, tout en délicates textures et sensibles envolées à la Tony Joe White. Un morceau, expliquera Jack, inspirée par l'héroïne de l'unique livre d'Alain-Fournier : "Le Grand Meaulnes" (1913).
Une petite reprise, désormais habituelle, viendra ponctuer le concert. Il s'agit de ce Dub Be Good To Me (1990) de Beats International, reprise déja de Just Be Good to Me de The SOS Band auquel il avait été ajouté la ligne de basse de Guns Of Brixton de The Clash. Et là Jack fait tout, la voix de la fille et celle du garçon ! Impressionnant !
Tout l'album et ses onze titres vont y passer y compris ce morceau qui le clôture, ce When We Die, joué par Jack seul à la guitare acoustique, en vision crépusculaire d'un monde qui s'écroule et plus particulièrement de sa propre mort.
Torn On The Platform, le troisième single, viendra terminer cette Black Session de belle manière, averses de météorites et bulles sauvageonnes en quantité.
Le public se manifeste et c'est une autre reprise jouée par Jack tout seul : I Heard It Through The Grapevine popularisé par Marvin Gaye en 1968 et sur lequel les Kaiser Chiefs s'étaient eux aussi essayés.

Et puis, voilà, c'est fini, pas de A Good Weapon ou de Didn't I (1973), autre magnifique reprise de Darondo... Ce sera pour une fois prochaine, lorsque des claviers viendront assouplir et renforcer le tout.
Et l'on pense à l'immense Robert Palmer (décédé en 2003) et il se pourrait bien que Jack Peñate soit son fils spirituel...

Philippe, 16 novembre 2007

setlist
01. Spit At Stars
02. Got My Favourite
03. Cold Thin Line
04. Learning Lines
05. Run For Your Life
06. Second, Minute Or Hour
07. Have I Been A Fool
08. My Yvonne
09. We Will Be Here
10. Made Of Codes
11. Dub Be Good To Me
12. When We Die
13. Torn On The Platform
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14. I Heard It Through The Grapevine

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