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The Twilight Sad

No One Can Ever Know

The Twilight Sad - No One Can Ever Know
Chronique Album
Date de sortie : 06.02.2012
Label : FatCat Records
2
Rédigé par Emeline, le 30 janvier 2012
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En plus d'être notamment réputée pour ses espaces verts, l'Ecosse est parfois bien connue des Européens pour l'accent très particulier de ses habitants. Ce qui, en soi, n'a rien de dérangeant et peut même s'avérer charmant. Mais quand cette intonation est mise en avant en musique, le résultat n'est pas toujours probant. No one Can Ever Know, le troisième album de The Twilight Sad, en est malheureusement la preuve.

Si la musique du combo, typée cold-wave et new wave, est parfois assez hypnotique pour captiver l'attention, son chant, lui, gâche l'attrait potentiel de nombreux titres : toujours à la limite de la justesse, sonnant presque faux, la voix de James Graham, leader-chanteur du groupe, ne convainc par exemple qu'à moitié sur Dead City, une chanson qui a pourtant de quoi séduire avec son ambiance noisy, son énergie tendue, sa basse groovy et son ambiance shoegazing assez euphorique. Souvent trop mise en avant ou se posant simplement en inadéquation avec l'atmosphère des mélodies proposées (écoutez la pesanteur onirique d'Alphabet se contraster maladroitement avec le chant, que l'on dirait interprété en langue d'Europe centrale), le voix enlève au final toute possibilité de se laisser porter, de s'évader...

Heureusement, The Twilight Sad parvient parfois à rendre quelques-uns de ses morceaux plus sensibles ou percutants : Sick, dont l'ambiance sonore est tout droit chippée au 2+2=5 de Radiohead, captive par exemple par sa douce progression sensorielle, entre arpèges de guitares, beats électroniques et nappes de synthétiseurs au loin. Dans un genre beaucoup plus noir, Kill It In The Morning – un nom de chanson qui décrit bien sa contenance musicale – hypnotise par sa basse ronde et répétitive, ses guitares noisy et ses nappes de claviers, tout comme Not Sleeping, dont l'introduction au piano et les sons synthétiques remplissent impeccablement l'espace.

Mais la plupart du temps, The Twilight Sad nage entre deux eaux, ne trouvant jamais vraiment de point d'accroche (le surplace de Don't Look At Me) ni de moments pour être véritablement original et surprenant, comme en témoignent les titres Another Bed, ou Nil, derrière lesquels se cache le fantôme de Depeche Mode. Et à bien y réfléchir, on préfèrera largement Depeche Mode.
tracklisting
    01. Alphabet
  • 02. Dead City
  • 03. Sick
  • 04. Don't Move
  • 05. Nil
  • 06. Don't Look At Me
  • 07. Not Sleeping
  • 08. Another Bed
  • 09. Kill It In the Morning
titres conseillés
    Not Sleeping, Kill It in the Morning, Sick
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