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Bell X1
The Pigeon Detectives

Paris, Flèche d'Or - 21 mai 2011

Live-report par Julien Soullière

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Un samedi de fin de printemps à la Flèche d’Or. Les minutes passent, difficilement. Si tant est qu’il existe, Dieu doit sans doute être le seul à prendre la pleine mesure de leur longueur. Et puis, il y a cette foutue chaleur, et c’est peu dire qu’on s’en passerait bien.

Heureusement, on nous offre un premier set des plus antipathiques. Qu’un groupe n’interpelle jamais le public de sa bouche, ça reste peu gênant ; quand la musique elle-même ne transpire pas la générosité, ça l’est plus. Si on les contrariait, les français de Holstenwall auraient gagné à nous le dire, et nous avec. Leur bouillie vaguement cold-wave reste à hauteur de glotte. Trop distant, trop peu varié, sans âme. D’ailleurs, le public est loin de mordre à l’hameçon, et le groupe ne récolte que des applaudissements de pur principe. Dehors, il fait bon. Notre choix est fait, et sans regret aucun.

Retour dans la salle. La chaleur est encore montée d’un cran. Tout va bien. Des cris, essentiellement féminins, nous l’avaient fait comprendre alors que nous étions encore en train de fumasser sur la terrasse : Tom Noonan et ses Bell X1 sont montés sur scène.
État symptomatique des premières fois, on est tout d’abord troublé : lorsque la voix de Noonan daigne enfin s’élever dans les airs, c’est pour sonner comme étrangement fausse; comme si l’un de nous, s’autoproclamant subitement chanteur d’un soir, s’était décidé à monter sur scène pour déverser son amour de la musique dans le microphone. Cette désagréable impression s’estompe heureusement bien vite, laissant place au plaisir éprouvé à l’écoute des mélodies accrocheuses charpentées par le groupe; de 4 Minute Mile à Sugar High, en passant par Rocky Took A Lover, le groupe met évidemment à l’honneur son petit dernier (Bloodless Coup), sans en oublier pour autant leurs autres disques. Dont Flock, véritable carton en Irlande lors de sa sortie. Les mauvaises langues diront que là-bas, ils boivent certes de la Guiness, mais sans se refuser de la bonne grosse soupe quand ils le peuvent. Bref. Au final, c’est dansant, entrainant, joliment exécuté, et donc ça passe. Sans forcer.

L’atmosphère est moite, les visages également ; chez certains, la motivation se fait volontiers discrète, contrainte au repli par les attaques incessantes de la température intérieure. Pas pompiers pour un sou, les Miami Horror déboulent alors avec la ferme intention d’entretenir le brasier.
Le public est là pour eux, c’est sûr. Tandis que d’aucuns s’époumonent à crier le nom du groupe comme si celui-ci, victime d’amnésie passagère, n’était plus capable de s’en souvenir, d’autres sautillent allègrement aux quatre coins du maigre espace que les convives délimitent pour eux. D’un pas décidé, on se fraye un chemin dans le méandre de bras levés qui s’érige au devant de nous. La prestation des australiens a intérêt à convaincre ; du coin de l’œil, on en remarque certains qui tueraient pour s’abreuver de danse et d’électrochocs sonores.
Ne pouvaient douter de leurs capacités que les seuls ignorants. Cordes et touches ont à peine été effleurées que les murs tremblent déjà de plaisir. Sur scène, les responsables d’Illumination jouent les rock stars non sans une certaine délectation ; guitare à la main, le chanteur fanfaronne à la manière des gurus psyché des années 80 ; à ses côtés, deux claviers babas cool plutôt en jambes et un batteur des plus métronomes. Face à eux, le commun des mortels jouit d’une seule et même voix, trop sous l’emprise des ondes qui déferlent des enceintes pour se poser la question de savoir si cette invasion disco-pop et un peu kitsch est bien digeste. Rien à faire, ouais !

L’entrée en matière qui suit est fougueuse, à l’image du bondissant leader des Pigeon Detectives, Matt Bowman, qui ne recule devant aucune excentricité pour divertir son public. Une, deux, trois, quatre... le nombre de bouteilles d’eau que le chanteur choisit de déverser sur la foule hystérique plutôt que dans son gosier est assez confondant. Tandis que les protecteurs de Mère Nature rongent leur frein jusqu’au sang, le gros de l’assistance, lui, se délecte du précieux liquide avec l’exaltation d’un agriculteur qui reçoit des nouvelles de la pluie après des semaines de douloureuse disette.
Sans trop se forcer, on s’aperçoit que le lieu a perdu en présence humaine. Rassasiés, certains ont fait le choix de s’éclipser dans la nuit parisienne désormais noire, là ou d’autres ont simplement préféré la fraicheur proposée par l’arrière salle à la musique indie-punk tricotée par les anglais. Qu’importe, ceux qui communient en ce moment-même avec le groupe n’ont besoin de rien de plus que ce qu’ils ont déjà : déchainés et dévorés par la sueur, les fêtards se délectent de l’avalanche de décibels, tout heureux qu’ils sont de pouvoir se déhancher sur les quelques brûlots que sont I’m Not Sorry, This Is An Emergency ou encore I Found Out. Laissant à d’autres le soin de soigner et d’entretenir la flamme contestataire, The Pigeon Detectives ne conservent que le côté festif de la musique punk héritée des Sex Pistols et autres Ramones, donnant ainsi à la Flèche d’Or, et quarante-cinq minutes durant, des airs de joyeux et vivifiant bordel à ciel couvert.

Lorsqu’arrive le moment pour lui de tirer sa révérence, le quintet invite alors son public à le rejoindre sur scène, comme aimaient à le faire les Californiens de Flipper en leur temps. Les dernières notes sont encore suspendues dans les airs quand nous nous rendons à l’évidence : le groupe est parti comme il est arrivé, laissant derrière lui de jeunes gens rassasiés et heureux.
setlist
    BELL X1
    4 Minute Mile
    Rocky Took A Lover
    Velcro
    Hey Anna Lena
    Flame
    Sugar High
    The Great Defector
    Tongue

    THE PIGEON DETECTIVES
    Non disponible
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