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Stereophonics

Graffiti On The Train

Stereophonics - Graffiti On The Train
Chronique Album
Date de sortie : 04.03.2013
Label : Stylus Records/PIAS France
4
Rédigé par Amandine, le 3 mars 2013
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1997, l'âge d'or de la britpop et l'année de la sortie du premier album d'un jeune groupe gallois nommé Stereophonics. Word Gets Around frappe très fort et le coup de maître est réitéré deux ans plus tard avec Performance And Cocktails. Depuis, même si la notoriété n'a pas été entachée, l'impétueux Kelly Jones a enregistré des albums plus contrastés, en conséquence de quoi le groupe est resté, pour les premiers adeptes, celui de Local Boy In A Photograph ou encore Just Looking.

C'est donc avec toujours un peu d'appréhension que l'on découvre un nouvel album de Stereophonics ; nous en sommes aujourd'hui à la huitième sortie studio et même si les Gallois nous assurent que ce Graffiti On The Train diffère des précédents, on reste sceptique.
Co-réalisé par Kelly Jones et produit sur le label du groupe (Stylus Records), le frontman prouve qu'il a plus d'une corde à son arc en réalisant également les vidéos des trois premiers titres, preuve qu'il veut pouvoir garder un œil sur chacune des étapes. Arrivé en studio avec une quarantaine d'ébauches de chansons, c'est par l'apport des musiciens et des proches collaborateurs qu'une dizaine a finalement vu le jour pour former Grafitti On The Train. Amour, trahison, ballades au piano mêlé de cordes et de cuivres, on pourrait penser à une mauvaise blague ringarde mais Kelly Jones, grâce à sa sensuelle voix éraillée et à sa plume intarissable, magnifie un sujet pourtant maintes fois abordé et écumé.

Chargés de mélancolie, les dix titres jouent beaucoup sur les nuances et l'intensité ; si des compositions comme We Share The Same Sun sont plus formatées et superficielles comme un titre récent de Coldplay façon « stadium rock », elles restent anecdotiques. Que ce soit dans la rage (Take Me ou Catacomb), les ballades (No One's Perfect) ou le blues, si cher au brun ténébreux (Been Caught Cheating), Stereophonics font preuve d'une aisance éhontée. Les structures sont plus complexes et on trouve des progressions mélodramatiques intenses, comme sur Roll The Dice qui prend doucement son envol. La voix peut se faire solennelle, à l'instar de Violins And Tambourines : on est alors loin des pop songs des débuts et à l'écoute de In A Moment, on comprend que cet album contient quelques nouveaux classiques pour le groupe.

Graffiti On The Train ne fera pas changer d'avis les détracteurs-par-principe chroniques de Stereophonics mais il est indéniable que cet album s'éloigne des standards auxquels nous avions été habitués ces quinze dernières années. Même si l'on retrouve des sons plus familiers (Indian Summer), le tout est plus abouti, le son plus étoffé et Graffiti On The Train se place aisément comme la meilleure sortie des gallois depuis bien longtemps.
tracklisting
    01. We Share The Same Sun
  • 02. Graffiti On The Train
  • 03. Indian Summer
  • 04. Take Me
  • 05. Catacomb
  • 06. Roll The Dice
  • 07. Violins And Tambourines
  • 08. Been Caught Cheating
  • 09. In A Moment
  • 10. No-one's Perfect
titres conseillés
    Roll The Dice, Violins And Tambourines, In A Moment
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