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Childhood
IDER
Saint PHNX

Paris, Maroquinerie - 23 mai 2017

Live-report par Albane Chauvac Liao

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Ce soir au French Escape Festival à Paris, la batterie est à fond, les cris stridents frappent comme des éclats de lumières.

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« I only wanna open your eyes » : le batteur s'adonne, se donne, ordonne. Comme de grandes cornemuses punk. Les grelots frappés sur l'arrière train. Côté look, le denim de spiderman s’associe au sportswear nike. La Maroquinerie reste assise. Le duo s’attèle à un enchaînement l'un derrière l'autre en ordre, rangé. « We'll make you dance, we'll make you sing » : le chanteur de SAINT PHNX entraîne le public restreint à se séparer en deux pour un petit jeu en chanson avec un fort accent scottish : « I go to the mountains in my soul ». Slow. Jamais vu un concert aussi peu rempli et pourtant si efficace.
Le guitariste faux blond fait dégouliner son coeur par ses mots, l'énergie est en folie sur scène avec des éclairages bleus : « I got that power ». Ils sont exténués, le batteur chevauche son siège et frappe fort. Avec force et détermination (« I'll be the one »). Des mimiques et des gimiks de rap game (« Like a shot from a loaded gun »). Soudain, une figure familière surgit, le grand bellâtre de l'été dernier. Mirage et grandes envolées.

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Place à deux blondes au clavier, IDER. Des nouvelles recrues aux voix célestes. Synthétiquement vôtre. Accent sur « just because ». L’une est vêtue d’un body qui dévoile la raie centrale, des seins au nombril. Chants d'église. Le burn out sentimental pour ces Meg & Lily from London. Des airs vocalistes de Daughter. 50 nuances de sensationnel. Les fumées intégrées aux lumières, la rosée. Même coiffure, même frange, des perruques ? « I know you'd like to think your shit don't stink » : on aimerait que ça parte dans tous les sens un peu en plus de ces voix surélevées et trafiquées. Un duo qui se choque, les yeux dans les yeux et les voix qui s'emmêlent. Elles font mine de partir ? Ah non. Ce n'est qu'un au revoir...

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Troisième partie, Fil Bo Riva, un Johnny Borrell bis au chant et à la guitare folk. Vocales graves. Un soir marqué par un fort commencement pour atterrir dans un milieu tout mou qui nous met dans la tête cette signature de produit chocolaté : croquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur. Un public qui se rapproche, une gratte qui s’engraisse. On est face à un trio dans un café à Soho. « Next song is a new song, bad song from bad musicians », la positive attitude à plein nez. Retour du siting musical. Place aux sonorités qui donnent matière à penser. La salle de concert prend la température des robes à fleurs. « Last song, see you next time for better blowjobs ».

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Dernier groupe de cette longue épopée musicale : Childhood ou le réveil du guerrier. Bang bang sur les cordes, les lumières commencent à tourner en tous sens. Synthé, basse et guitares. Par moments on sent la voix étouffée par la mère machine. Début classique avec rock à tendance pop, on note même des frenchies dans le groupe. « Show me your love » : alléchant, palpitant. On achève la soirée par un volume monstrueux.
setlist
    SAINT PHNX
    RELOAD
    RISE
    MOUNTAINS
    KING
    POWER CAP
    THE ONE

    IDER
    PULSE
    NEVERMIND
    DOES SHE EVEN KNOW
    SORRY
    ROSES (OUTCAST)
    MILLION
    KING RUBY
    GMLAA

    CHILDHOOD
    Non disponible
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