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Fields
Good Books
Simple Kid

Paris, Maroquinerie - 21 juin 2007

Live-report par Fab

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La Fête de la Musique est pour beaucoup l'occasion de se rendre avec curiosité dans des salles de concerts et de prendre le temps de découvrir de nouvelles formations. En proposant avec Paco Volume, Simple Kid, GoodBooks et Fields un plâteau inédit en France, la soirée Inrocks Indie Club du mois de juin se trouvait ainsi parfaitement en phase avec l'esprit du jour.

On craint pourtant le pire pour le français Paco Volume placé en ouverture de la soirée. C'est devant une petite trentaine de personnes que le parisien et son backing band Cocktail Bananas débute sa prestation dans une atmosphère glaciale. Avec ses mélodies judicieuses teintées d'électronique et un chant en anglais bien assumé, le nominé au CQFD 2007 parvient à s'attirer une certaine sympathie. Mieux encore, suite au psychédélique Cookiemachine, ce sont des applaudissements nourris de la part d'une assistance grandissante qui saluent la fin de ce court set.

Vient ensuite le tour de Simple Kid. L'irlandais au look de hippie refoulé débarque affublé d'un vieux pantalon et d'un tshirt de Mickey... rien de très esthétique certes, mais l'ambiance se veut bon enfant. A la guitare ou au banjo, parfois l'harmonica à la bouche, mais aussi accompagné par les samples programmés sur son ordinateur et d'ingénieuses vidéos projetées sur un écran, le jeune homme fait sourire et même rire. On aurait aimé le voir entouré de véritables musiciens, mais lorsque celui-ci improvise un duo virtuel avec la marionnette de Kermitt la grenouille, les doutes s'effacent et laissent place à un bonheur partagé.

Quelques mois après un passage remarqué au festival des Inrockuptibles, et alors que la sortie de leur album Control approche à grands pas, les quatre jeunes londoniens de GoodBooks se voient à nouveau offrir une occasion de briller en terre parisienne. Dès les premiers titres, les influences britpop de la formation (Pulp, Blur) ou plus anciennes (The Cure, XTC) apparaissent clairement à travers les attachants singles que sont Leni, The Illness ou encore Passchendaele. Les titres s'enchainent avec une certaine homogénéité, et même si certaines compositions un peu trop éphémères sont rapidement oubliées, l'ensemble de la prestation laisse présager un premier album de qualité.

Vient ensuite le tour de la vraie tête d'affiche de la soirée, Fields. Alors que leur premier album, Everything Last Winter, sera disponible en France au début du mois de septembre, les cinq londoniens offrent comme à leur habitude une prestation débridée et puissante. Les amplis sont poussés à leur maximum, peut-être même trop par instant, mais l'effet est immédiat. If You Fail We All Fail et Brittlesticks captivent d'emblée le public avant qu'Isabel et Schoolbooks constituent une pause auditive bien méritée. Une fois encore, les voix de Nick Peill et Thorunn Antonia se marient à merveille tout en permettant à la formation de proposer une véritable diversité dans la construction de ses morceaux.
De puissance sonore il est à nouveau question durant la seconde moitié du concert où le groupe parvient à nouveau à transfigurer la majeure partie de ses titres. Feathers et Charming The Flames introduisent un Song For The Fields stupéfiant de maîtrise et d'ingéniosité où le groupe trouve un terrain d'expression parfaitement conforme à ses capacités et ses diverses influences. Le public apprécie en conséquence alors que The Death clot la soirée de belle manière après une toute petite dizaine de compositions jouées.

Une Fête de la Musique à l'évidence des plus réussies.