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Bastille

Bad Blood

Bastille - Bad Blood
Chronique Album
Date de sortie : 04.03.2013
Label : Virgin Records
35
Rédigé par Maxime Canneva, le 26 février 2013
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Après des débuts remarqués, notamment lors de la sortie d'un premier EP en 2011, Bastille a savouré son ascension et pris son temps avant de livrer son premier opus. Quelques gros festivals britanniques au compteur, des premières partie pour les Two Door Cinema Club, et la même coiffure (toujours aussi fièrement arborée par leur leader Dan Smith), à en faire pâlir d’envie Elizabeth II, il n’en fallait pas plus pour que le quatuor londonien soit aussi étroitement attendu au tournant avec son premier effort Bad Blood.

Et le résultat valait la peine d’attendre quelques mois ; en attaquant d’emblée ce premier album avec leur nouveau single Pompeii le ton est donné : épique est l’adjectif qui conviendra le mieux pour décrire l’opus dans sa globalité. Avec des épanchements pouvant parfois rappeler ceux d’un Patrick Wolf, nos quatre londoniens se transforment en hussards parés pour la bataille, entamant à plusieurs reprises des "Hey ho" aux échos à la fois guerriers et entremêlés de sérénité, repris en chœur tout au long de l’album.
Bastille semblent par ailleurs avoir trouvé la recette efficace pour produire des hymnes tels que Things We Lost In Fire, Overjoyed ou These Streets : la voix céleste de Dan Smith y démarre calmement, seulement accompagnée de quelques notes de piano. Puis le tempo s’accélère progressivement pour déboucher sur un refrain des plus entêtants à renfort de guitares et grosses batteries. A l’inverse certains titres se veulent et s’assument d’emblée plus énergiques, plus efficaces sur la durée, comme le single Flaws ou encore l’excellentissime Weight Of Living, Pt.II qui devrait bientôt squatter toute la bande FM.

On peut néanmoins reprocher à Bastille sur quelques titres comme Daniel In The Den ou Get Home une certaine répétitivité. En se voulant peut-être plus intimistes, ils ne créent en fait qu’une certaine monotonie, n’arrivent pas à trouver leur identité propre, se fondent dans la masse de l’album et ressemblent finalement plus à du remplissage qu’à des titres achevés. Faudrait-il alors se faire du mauvais sang pour Bastille ? Certainement pas, car l’album dans sa globalité se justifie entièrement et les légers dérapages sont volontiers excusés.

Enfin, même si on sent pointer quelques influences, comme du Coldplay des premiers jours ou encore une vague réminiscence d’Interpol, on ne peut qu’admettre que Bastille possèdent un genre bien à eux et innovent assez fermement dans le paysage du rock britannique actuel. Et même si certains titres manquent encore un peu d’emphase, la fougue et le talent du reste de l’album permettront de rassasier les plus exigeants.
tracklisting
    01. Pompeii
  • 02. Things We Lost In The Fire
  • 03. Bad Blood
  • 04. Overjoyed
  • 05. These Streets
  • 06. Weight Of Living, Pt.II
  • 07. Icarus
  • 08. Oblivion
  • 09. Flaws
  • 10. Daniel In The Den
  • 11. Laura Palmer
  • 12. Get Home
titres conseillés
    Weight Of Living, Pt.II - Pompeii - Flaws
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