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Love Fame Tragedy

Wherever I Go, I Want To Leave

Love Fame Tragedy - Wherever I Go, I Want To Leave
Chronique Album
Date de sortie : 10.07.2020
Label : Good Soldier Records
35
Rédigé par Laetitia Mavrel, le 1er juillet 2020
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Après deux EPs sortis entre septembre et avril derniers, le premier album Wherever I Go, Iwant To Leave de Love Fame Tragedy, le side project de Matthew Murphy des Wombats, voit enfin le jour en ce début d'été.
Le timing se trouve être idéal car comme les premiers titres l'ont révélés, les compositions solo de Murphy se trouvent être des petites pépites pop catchy nous permettant de nous défouler dans nos salons, les dancefloors officiels n'étant toujours pas ré-ouverts.

L'intégralité des morceaux des deux EPs se retrouvant sur cet album, nous découvrons en plus une dizaine de nouveaux morceaux. On reste avec ce premier disque de la formation atypique (réunissant entre autres autour de l'anglais Joey Stantiago de Pixies, Gus Unger-Hamilton de alt-J ou Matt Chamberlain de Pearl Jam et Soundgarden) à l'écoute de chansons qui étonnent quand on met en parallèle le répertoire de chacun de ses membres.
La ligne conductrice reste une pop très bien produite, dont l'orchestration a fait l'objet d'un soin particulier. Les rythmes sont toujours enjoués, la musicalité plutôt dance et entrainante rappelle les titres le plus gais de Two Door Cinema Club, Circa Waves ou The 1975. Nous sommes donc dans un registre plutôt euphorique, un son et une énergie qui auraient ravis nos line-ups de festivals d'été.


Le titre d'ouverture 5150 en est un parfait exemple avec une synth pop très lumineuse, la voix de Murphy y étant douce et câline. My Cheating Heart (présent sur le premier EP) propose quelque chose de plus rock, comme plus loin Hardcore et Sharks, aux petits riffs bien tranchés.
Les morceaux audacieux sont ceux qui tendent vers un univers plus electro comme You Take The Fun Out Of Everything et Pink Mist qui font sortir de sa zone de confort Matthew Murphy et sa bande.

La voix est tout du long des titres vraiment mise en valeur. Les chansons à la musicalité plutôt sucrée laissent ainsi le leader des Wombats user de de son timbre de lover dans Backflip et Honeypie.
Certains morceaux semblent néanmoins sortis d'un télé-crochet dont les anglais raffolent. En mode pop bruyante faite pour les booms adolescentes Multiply, Pills et B-Team seront vite oubliés.
Les derniers titres tendent vers quelque chose de plus solide et l'on y retrouve un réel talent de composition dans le registre de la balade douce : l'interlude instrumentale The Sea Is Deep And The World Is Wide, Riding A Wave et Brand New Brain sont réellement convaincants.


Il en ressort un disque qui offre de quoi se sustenter allègrement. Le tout est cohérent dans son genre : on sent que l'anglais s'est réellement fait plaisir en cédant à ses petits penchants mainstream. Il propose ainsi une musique accessible aux angles un peu arrondis mais qui remplit sa part du marché : nous faire apprécier le moment en nous donnant envie de nous déhancher sérieusement.
tracklisting
    01. 5150
  • 02. My Cheating Heart
  • 03. Pills
  • 04. Body Parts
  • 05. Multiply
  • 06. Hardcore
  • 07. Everything Affects Me Now
  • 08. You Take The Fun Out Of Everything
  • 09. Please Don’t Murder Me (Part 2)
  • 10. Backflip
  • 11. Sharks
  • 12. B-Team
  • 13. Pink Mist
  • 14. Honeypie
  • 15. The Sea Is Deep And The World Is Wide
  • 16. Riding A Wave
  • 17. Brand New Brain
titres conseillés
    5150, Hardcore, Sharks, Backflip
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