logo SOV

Cold Pumas
Fair Ohs

Paris, Espace B - 16 septembre 2010

Live-report par Hybu

Bookmark and Share
Il ne serait ni très amusant ni très objectif de faire une chronique strictement musicale d'un concert que j'ai moi même organisé. Certains le savent probablement, organiser un concert n'est pas une sinécure, la principale difficulté étant certainement la promotion, et c'est bien sur ce point que j'ai d'ailleurs pêché, puisque la petite quarantaine de personnes présentes ce soir là ne me permit pas de rentrer dans mes frais. Mais ne parlons pas d'argent, place à la musique.

Fair Ohs sont les premiers des deux groupes anglais à jouer ce soir. Avec leur punk tropical et (légèrement) lo-fi, ils parviennent sans difficultés à faire adhérer le public, même peu nombreux, à leur cause. Leur musique accrocheuse et déglinguée fleure bon le soleil et la French Riviera. Et oui, ce n'est pas sur les côtes sud de l'Angleterre que le groupe a puisé son jus mais bel et bien chez nous. Eddy Frankel, le guitariste chanteur du groupe, parle avec le public dans un français parfait, n'hésitant pas à lancer quelques blagues et mots doux dans la langue de Molière. Juché sur ses pieds nus, il balance petit tube sur petit tube, Eden Rock, Almost Island et plusieurs morceaux encore jamais entendus sur disques. Évidemment, on aurait adoré entendre Hey Lizzie ou surtout leur improbable et donc indispensable reprise du classique de Brigite Bardot, La Madrague, qu'il aurait été particulièrement amusant de proposer pour leur première date française, mais les anglais sont comme ça... On joue rarement plus d'une demi heure.

Cold Pumas, quant à eux, sont certainement plus introvertis mais pas plus sages. On ne sait pas si leur musique est moins réfléchie ou au contraire profondément esthétisée, mais le fait est qu'elle se ressent intensément dans le corps. Comme une pulsation hallucinée, on se laisse emporter par ce rock nerveux, répétitif et noisy, elle vient nous ébouriffer et nous chahuter. Là aussi, on reconnaît quelques morceaux, notamment leur fabuleux Jella pour achever le concert avec une salve de violence froide et primitive après une bonne demi-heure très impressionnante.

Bien qu'étant conquis d'avance, ce qui semble normal pour des groupes soutenus depuis longtemps dans les colonnes de Sound Of Violence, la performance a été à la hauteur des espérances. Ajoutez à cela une très conviviale ambiance et des groupes charmants, et voici une excellente expérience que je réitérerais sans hésitation.
setlist
    Non disponible
photos du concert
    Du même artiste