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Frank Turner

Poetry Of The Deed

Frank Turner - Poetry Of The Deed
Chronique Album
Date de sortie : 07.09.2009
Label : Xtra Mile Recordings
2
Rédigé par Thibaud, le 19 septembre 2009
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Frank Turner possède déjà un joli parcourts derrière lui avec trois albums et quelques EPs, mais le chanteur aux accents punk-folk n'est pas vraiment très connu en dehors de Londres et du Royaume-Uni. Pour tout vous dire, ne le connaissant pas avant de m'attabler à la critique de cet album, c'est donc en parfait inculte que j'aborde l'univers un tant soit peu foutraque de ce Frank Turner.

Pour bien me préparer, j'ai d'abord écouté son précédent album, et j'ai été agréablement surpris par son deuxième effort, Love Ire & Song, album à forte tonalité folk où les morceaux, s'ils n'étaient pas extraordinaires par leur inventivité, avaient toutefois le mérite de faire passer un bon moment, parfois réjouissant. Néanmoins, en abordant ce nouvel album, la désillusion m'est apparue. Ce nouvel opus, Frank Turner l'a placé sous un tout nouveau jour, et pas forcément celui où l'on se lève du bon pied. En effet le chemin est complètement différent, même si l'on en sentait les déjà prémices . Ici, Turner nous livre un brûlot « punk-rock-folk » qui, s'ils contient quelques bons morceaux, laisse toutefois une impression assez amère à chaque écoute.
Avec Poetry Of The Deed, Turner s'attaque à des influences beaucoup plus orientés vers «l'adolescence californienne». Comprenez par là que le folk du précédent album a désormais muté pour laisser place à un hybride où ce même style musical se trouve dénaturé par un punk californien à la Offspring, Non pas que ce groupe soit à dénigrer, mais lorsque l'album en vient à nous donner des morceaux allant jusqu'aux enfants terribles de Sum 41, la déception est assez flagrante. Pour quelqu'un qui ne voulait pas ressembler à James Blunt, je crains qu'il ne soit parti chercher son salut du mauvais côté.

L'introduction Live Fast Die Old nous donne tout de suite le ton de l'album : un son rapide et brutal. L'absence de véritable originalité est plus que perceptible sur de nombreux titres, comme le peu inspiré Try This At Home, piste inutile, ou encore le perfectible Our Lady In The Campfire. Heureusement, Turner n'a pas tartiné l'intégrale de son nouvel opus de ces guitares irritantes et consternantes. On y retrouve quelques balades folk plutôt sympathique, comme le très juste Faithful Son, une des pistes à sauver dans ce disque raté.
Sons Of Liberty est le parfait exemple de ce ratage. Passée une introduction réussie, la mélodie se révèle même plutôt entrainante, nous donnant envie de connaître la suite. Malheureusement, la suite est véritablement gâchée par des élans de voix dispensables, un son électrique mal ficelé en complet désaccord avec le début de la chanson. On notera même des cordes venant un peu relever le morceau, même si l'on oscille entre sympathie et ridicule... La seule vraie satisfaction à faire ressortir du lot est l'enthousiasmante Dan's Song, chanson d'amitié simple et particulièrement agréable qui échappe au son boursouflé du reste de l'album.

Alors je me questionne. Suis-je complètement passé à côté ? Après de multiples écoutes, je ne pense véritablement me tromper en disant que cet album est un échec. Frank Turner a accouché d'un disque qui m'est apparu indigeste, et surtout peu inspiré. En espérant une suite plus éclairée...
tracklisting
    1. Live Fast Die Old
  • 2. Try This At Home
  • 3. Dan's Song
  • 4. Poetry Of The Deed
  • 5. Isabel
  • 6. The Fastest Way Back Home
  • 7. Sons Of Liberty
  • 8. The Road
  • 9. Faithful Son
  • 10. Richard Divine
  • 11. Sunday Nights
  • 12. Our Lady Of The Campfire
  • 13. Journey Of The Magi
titres conseillés
    Faithful Son - Dan's Song
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