Chronique album : Adrian Crowley - I See Three Birds Flying - Sound Of Violence
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Adrian Crowley

I See Three Birds Flying

Adrian Crowley - I See Three Birds Flying
Chronique Album
Date de sortie : 17.09.2012
Label : Chemikal Underground/PIAS France
4
Rédigé par Johan, le 17 septembre 2012
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Méconnu en France, l’irlandais Adrian Crowley sort cette semaine son sixième album studio, I See Three Birds Flying. Oui, sixième. Carly Rae Jepsen cartonne grâce à une seule et unique chanson pendant que paraissent dans l’ombre des albums folk mémorables comme Churning Strides et celui-ci... Enfin, en un sens, Call Me Maybe est mémorable également.

Adrian Crowley s’est toutefois quelque peu fait remarquer en 2010 grâce à l’éclairage que lui a donné le Choice Music Prize, offrant à son cinquième disque, Season Of The Sparks, le prix de l’album irlandais de l’année 2009. Une récompense largement méritée ayant permis à certains de découvrir un artiste considéré par Ryan Adams, lors d’une interview en 2005 pour le magazine Rolling Stone, comme « le meilleur songwriter dont personne n’a jamais entendu parler ».

Trois ans plus tard, I See Three Birds Flying ne démérite pas en comparaison avec son prédécesseur. Tout aussi intense et centré autour de la voix solennelle d’Adrian Crowley, il dévoile onze compositions qui, au fil des écoutes, tissent une toile dans laquelle on aime se détendre, en proie au désespoir qui se déploie piste après piste.
Débutant sur la classique mais réussie Alice Among The Pines, l’album ne cesse de monter et descendre, créant un incessant ascenseur émotionnel. Tantôt angoissant, tantôt désenchanté, rarement optimiste (The Saddest Song en témoigne), I See Three Birds Flying nous fait aimer avoir mal.
Parsemé de notes de piano, de cordes discrètes, d’accords de guitare dépouillés, et porté par un chant guttural à la croisée de Nick Drake et Tim Buckley, ce sixième opus ne possède pas de temps mort dans le chagrin qu’il procure, entre l’harmonium illuminé de At The Starlight Hotel, Red River Maples et son refrain que seul son interprète peut rendre aussi dense, Juliet I’m In Flames et ses chœurs déchirants de fin, The Morning Bells qui emprunte le meilleur de Willy Mason, ou encore Lady Lazarus sur lequel Adrian Crowley change quelque peu de timbre de voix pour un résultat enivrant.

En conclusion, peu de fausses notes ne ressortent de ces arrangements sobres et prenants et du chant si profond du songwriter. Il se pourrait donc, à présent, qu’à la question « quel est le meilleur songwriter dont personne n’a jamais entendu parler ? », vous répondiez purement et simplement Adrian Crowley.
tracklisting
    01. Alice Among The Pines
  • 02. The Saddest Song
  • 03. At The Starlight Hotel
  • 04. Fortune Teller Song
  • 05. Red River Maples
  • 06. Juliet I'm In Flames
  • 07. The Mock Wedding
  • 08. From Champions Avenue to Misery Hill
  • 09. The Morning Bells
  • 10. Lady Lazarus
  • 11. September Wine
titres conseillés
    Juliet I’m In Flames, Red River Maples, The Mock Wedding
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