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Tricky

ununiform

Tricky - ununiform
Chronique Album
Date de sortie : 22.09.2017
Label : False Idols/!K7 Music
5
Rédigé par Jean-Christophe Gé, le 25 septembre 2017
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Ce treizième album solo de Tricky est à part dans sa discographie. Ou peut être au contraire est-il dans la droite continuité de ses prédécesseurs tant ses albums sont tous marqués par un concept qui leur est propre tout en restant dans un même style.

Pour commencer par ce qui ne change pas, l'ambiance est toujours ultra sombre, presque inquiétante. L'intro Obia sonne comme du The Cure et l'ambiance n'est pas moins gothique à mesure que l'on s'aventure dans l'album. Au moins, on n'est jamais seul. Le tracklisting ne crédite que trois featurings, mais presque tous les morceaux accueillent des invités : en plus de stars russes du rap, on retrouve des habituées comme Martina Topley-Bird, Asia Argento et Francesca Belmonte.

Passons à ce qui change. Tricky a l'air heureux. Ça ne s'entend pas vraiment à la première écoute, mais le dossier de presse est formel. Depuis qu'il a déménagé à Berlin, comme son label, il fait du vélo, se lève tôt et se couche à une heure raisonnable. Et puis il semblerait qu'il ait réglé toutes ses dettes, y compris une salée avec les services fiscaux de sa Majesté. Il est donc libre et a pris le temps de créer l'album qu'il voulait, sans pression ni rien à prouver. Et il est vrai que si le disque ne respire pas le bonheur, les émotions qui s'en dégagent (principalement de la tristesse ou de la colère), le sont toujours avec beaucoup de sérénité et voient le musicien atteindre les plus hauts niveaux de maturité artistique de ses collègues de trip-hop que sont Portishead et Massive Attack.

Tricky a toujours été doué pour faire du Tricky chanté par d'autres. Que ça chante en russe ou que des invitées prêtent leurs voix les plus sexy, on entend la touche du bad boy de Bristol autant que sur les morceaux qu'il chante lui-même. Sur la fin de l'album toutefois, l'artiste tire le style à l'extrême et le très électro Armor chanté par Terra Lopez suivi par la ballade dark folk Doll, chantée par Avalon Lurks, font quand même vérifier si la playlist n'a pas ripé sur une compilation tant l'ambiance est différente. Bang Boogie, un rap ultra sombre en russe, ôte tous les doutes, ce qui est d'autant plus fort qu'on est très loin du trip-hop à l'anglaise.

Pourtant le lien est évident et c'est comme ça que je choisis de comprendre le nom de l'album Ununiform : avec la musique, pas besoin d'uniforme pour se reconnaitre.
tracklisting
    01. Obia
  • 02. Same As It Ever Was
  • 03. New Stole
  • 04. Wait For Signal
  • 05. It's Your Day feat. Scriptonite
  • 06. Blood Of My Blood feat. Scriptonite and Tati
  • 07. Dark Days
  • 08. The Only Way
  • 09. Armor
  • 10. Doll
  • 11. Bang Boogie
  • 12. Running Wild
  • 13. When We Die feat. Martina Topley-Bird
titres conseillés
    The Only Way - Dark Days - Running Wild
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