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Frank Carter & The Rattlesnakes - End Of Suffering
Chronique Album
Date de sortie : 03.05.2019
Label : International Death Cult
25
Rédigé par Simon Cordat, le 6 mai 2019
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En moins de quatre ans, la formation dirigée par le tatoué Frank Carter a déjà obtenu une solide réputation. Les anglais ont séduit l'Europe avec leur punk urgentiste, en plus de leur talent d'interprétation authentique en live. Pour ce troisième album End Of Suffering, Frank Carter & The Rattlesnakes développent la mélodie tout en baissant le taux de saturation. Le résultat est plus réfléchi dans cette recherche du juste milieu.

La production globale apparaît comme étant la plus soignée des trois disques. Avec une touche d'arrangements donnée aux claviers, le single Anxiety dévoile une image plus hétéroclite du projet. En contrepartie, on retrouve des tempos ralentis, au profit d'une énergie plus contenue si l'on devait la comparer avec l'excellent Blossom de 2015. Why A Butterfly Can't Love A Spider provoque un effet de surprise dans un faux air de ballade. On remarque ainsi que, tout du long de l'album, le travail de Carter sur sa vocalité est loin d'être mince. Le leader essaie des tons plus dramatiques, comme dans le lancinant Angel Wings ou le quasi-soul Love Games, torturé de riffs pleurants.

La dose d'agressivité est diluée dans ces quarante-trois minutes. Bien sûr, le featuring avec Tom Morello (Tyrant Lizard King) tranche assez pour être remarqué, tout comme le single Crowbar montrant également une intensité de guitares crasseuses. Mais on passe aussi par des moments clichés.
Supervillain et le déjà-vu Little Devil en sont les exemples. Les autres points négatifs résident sur des répétitions de processus d'écriture comme les introductions lentes et souvent faciles. Fort heureusement, Latex Dreams et le rageux Kitty Sucker aident à passer le final absolument calme et intimiste que beaucoup auront du mal à accepter.

Quand bien même notre punk décide de prendre une autre direction, on repère tout de même son honnêteté à travers ses cordes vocales. Peut-être pas une révolution du genre, End Of Suffering n'est pas représentatif de la folie habituelle du groupe, mais il est le plus élaboré. De quoi diviser.
tracklisting
    01. Why A Butterfly Can't Love A Spider
  • 02. Tyrant Lizard King feat. Tom Morello
  • 03. Heartbreaker
  • 04. Crowbar
  • 05. Love Games
  • 06. Anxiety
  • 07. Angel Wings
  • 08. Supervillain
  • 09. Latex Dreams
  • 10. Kitty Sucker
  • 11. Little Devil
  • 12. End Of Suffering
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    Why A Butterfly Can't Love A Spider, Love Games, Tyrant Lizard King, Kitty Sucker
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