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The Electric Soft Parade - Stages
Chronique Album
Date de sortie : 10.01.2020
Label : Chord Orchard
5
Rédigé par Laetitia Mavrel, le 5 janvier 2020
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Sept années. Voilà ce qu'il aura fallu attendre pour écouter la pépite qu'est ce nouvel album de The Electric Soft Parade intitulé Stages. Il est à croire que beaucoup de choses ont maturé chez les frères Alex et Tom White depuis la sortie de IDIOTS en 2013, notamment suite aux difficultés financières de leur maison de disques d'alors qui les avait durement affectés.

Annonçant la venue de nouveaux sons et se produisant sporadiquement en live depuis lors, la promesse est enfin tenue en ce début d'année 2020 et une suite est déjà prévue à Stages dans les mois à venir.

L'album se compose de sept morceaux, tous assez longs (de sept à douze minutes chacun), calibrés comme des petites odes de pop orchestrale. L'accent est mis sur l'élégance et la richesse autant dans la musicalité, la production que dans les paroles. Les titres piochent allègrement dans le registre d'une pop rock douce mais ponctuée d'envolées puissantes, et sont mis en exergue par l'ingénieuse orchestration électronique que maitrisent depuis toujours les frères White.

Le titre d'ouverture est en lui-même une surprise : les premières notes de Saturday nous accueillent au son d'un piano et d'une guitare très langoureux, flirtant sans scrupules avec un soft jazz dont le jeu de saxophone rend le tout extrêmement sexy.
Le rock reprend le dessus avec le single récemment dévoilé Never Mind qui mené par un piano dominant, permet une légère accélération du rythme avec un refrain particulièrement addictif. Ce qui apparaît comme le titre phare de l'album permet de prendre conscience que le groupe est monté en puissance dans sa pratique de la composition.

The Bargain redonne sa place aux guitares et sa fin nous rappelle que The Electric Soft Parade a toujours su miser sur l'expérimentation sonore lorsque que sans prévenir le morceau enchaine sur un interlude instrumental aux inspirations psychédéliques. De quoi surprendre positivement l'auditoire.
Left Behind et On Your Own sont des titres pur pop au résultat très efficace car l'orchestration n'y est jamais pauvre ni mièvre.

Le premier single dévoilé il y quelque mois, Roles Reversed, est un titre digne d'une ouverture de concert. L'entrée en matière est calme, baignée dans cette pop assez léchée et laisse par la suite place aux guitares pour le refrain dont on devine qu'il sera repris en chœur par les fans.
L'album se clôture avec Fragments qui est la ballade du disque. Le soin apporté à la mélodie qui se pare au fur et à mesure d'instruments à vents et à cordes fait s'évader quiconque dans un certain romantisme, voir une douce mélancolie. Une sensation bien agréable en ces temps plutôt bousculés.

Tout au long de ces sept titres, et sans jamais perdre une once de puissance et de justesse, domine la voix d'Alex White qui se ballade avec une aisance incroyable dans les registres des graves et des aigües, susurrant ici des mots doux, exultant là des complaintes sentimentales. Le temps passe aussi pour les frangins de Brighton qui s'approchant de la quarantaine ont su mettre à leur avantage l'audace musicale des débuts et les revers d'une célébrité acquise soudainement pour aujourd'hui exceller dans une musique profonde et ingénieuse, aux mélodies assez implacables.

Sept années ont donc permis la (re)naissance du groupe en ce début de seconde décennie du 21ème siècle, qui sera on l'espère pour The Electric Soft Parade synonyme d'un retour au sommet des charts.
tracklisting
    01. Saturday
  • 02. Never Mind
  • 03. The Bargain
  • 04. Left Behind
  • 05. On Your Own
  • 06. Roles Reversed
  • 07. Fragments
titres conseillés
    Never Mind, Saturday, Fragments, Left Behind
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