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Mystery Jets

Paris, Nouveau Casino - 22 mai 2008

Live-report par Jean-Christophe Gé

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Il y a une double tête d’affiche ce soir. D’un côté, Operator Please, tout jeune groupe australien, dont la carrière démarre sur les chapeaux de roues et qui bénéficie déjà d’une bonne hype. De l’autre, les Mystery Jets dont le deuxième album obtient un succès d’estime. Même s’il y a eu quelques incertitudes quant à l’ordre de passage, ce sont bien les anglais qui ont le privilège du haut de l’affiche. Les régisseurs ont eu raison, leur public était plus nombreux que celui des australiens et moins couche tôt.

Batterie, basse, guitare, synthé, chanteuse avec du coffre, et violon, Operator Please a le line-up sérieux et sagement original d’un groupe qui joue de la pop sérieuse et appliquée. Les titres s’enchaînent bien et certains sont annoncés dans un français sans trop d’accent par la violoniste un peu timide. Elle glousse doucement entre deux mots inversées, « cette chanson prochaine s'appelle Terminal Desease ». Cute. Mais force est de constater que si on les remarque pour leur âge, le groupe est assez bon.

The Vines, The Grates et maintenant eux, si les australiens qui arrivent jusqu'à nous ont du talent, c'est parce que les promoteurs ne font pas traverser la moitié du globe à des groupes moyens. Mais pourquoi sont-ils tous aussi jeunes ? Pas le temps de répondre à la question qu’après une série de dédicaces dans le public et de photos prises avec leurs fans, le groupe remballe lui-même son matériel. Les plus jeunes rentrent chez eux, et les plus retardataires arrivent pour Mystery Jets. L’air sera très respirable ce soir. Sauf bien sûr pour les fumeurs dans leur papamobile étanche échouée en mezzanine. (ndlr : Niarc niarc).

Une sirène retentit, c’est Hideaway qui annonce l’arrivée des Mystery Jets. Ils enchainent sur Half In Love With Elisabeth qui rend très bien en live. Avec un musicien en moins, le reste du groupe se relaie sur un des trois synthés pour assurer toutes les parties. Tous majeurs désormais, le papa les a laissés se débrouiller seuls et ils y arrivent très bien. Pour les aider, le son est absolument nickel.

S’ensuit Diamonds In The Dark qui est probablement le morceau que j’aime le moins de leur premier album et c’est dommage car, à part Alas Agnes, il n’y en aura plus jusqu’au rappel. Et bien justement, « est-ce quelqu'un a notre deuxième album ? vous connaissez Flakes ? Et vous aimez ? ». Moi un peu plus en live, mais le Hand Me Down qui suit encore bien davantage avec son refrain tendu et ses petits riffs de guitare tous maigres.

Quelques titres plus loin, le groupe dit beaucoup s’amuser et adorer Paris, mais il a surtout l’air épuisé... et d’avoir oublié son français. C’est presque tout leur nouvel, et très bon, album qui y passe, y compris Young Love, l’absence de Laura Marling aux chœurs se faisant à peine sentir. Two Doors Down se termine avec une guitare à moitié amputée mais il en faut plus pour déstabiliser un groupe très à l’aise dans ses chansons.

Ils nous jouent quand même la comédie du rappel et reviennent pour les deux plus gros tubes de Making Dens : You Can't Fool Me Dennis et Zoo Time. Ce dernier morceau est le premier que j’ai entendu d’eux, un soir très tard sur MTV2, et sa folie bordélique me fait toujours autant d’effet.
setlist
    01. Hideaway
    02. Half In Love With Elizabeth
    03. Diamonds In The Dark
    04. MJ
    05. Flakes
    06. Hand Me Down
    07. Veiled In Grey
    08. Alas Agnes
    09. Young Love
    10. Two Doors Down
    11. Behind The Bunhouse
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    12. You Can't Fool Me Dennis
    13. Zoo Time
photos du concert
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