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Viva Brother

Darling Buds Of May

Viva Brother - Darling Buds Of May
Chronique Single/EP
Date de sortie : 28.02.2011
Label :Chess Club Records
4
Rédigé par Aurélien, le 17 mars 2011
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Simplement originaires de Slough, petite ville ordinaire de l’ouest londonien, les quatre frères musiciens du groupe Brother essayent de se faire connaître du plus grand nombre et le font, à vrai dire, plutôt bien.
Photographies en noir et blanc, scènes urbaines d’un quotidien britannique gris et morose, les quatre compères plantent rapidement le décor d’une musique qui se veut en dehors d’une quelconque hype colorée pourtant si actuelle.
Sortant un premier single intitulé Darling Buds Of May, ces derniers sont visiblement décidés à quitter au plus vite leur sinistre et anonyme bourgade natale en choisissant de nous servir un rock bien gratteux à leur sauce dite « Gritpop », qui n’est pas sans nous rappeler cette Britpop plus que familière des 1990s et qu’on ne présente bien évidemment plus.
A l’écoute de ce jeune groupe britannique, on ne peut qu’initialement avoir ce petit sentiment légitime de déjà entendu et déjà-vu qui pourrait, il est vrai, en gêner plus d’un. Cependant, bien plus que représenter une énième copie d’un âge d’or musical révolu, Brother offrent plutôt une sorte d’alternative et arrivent à nous surprendre de la plus belle des manières le temps de deux titres accrocheurs au potentiel certain, qui n’ont presque rien à envier aux éternels et poussiéreux standards du cru.

Tout d’abord, l’ébouriffante face-A, Darling Buds of May, est une vraie petite bombe sonore qui ne peut que s’accrocher dans un coin de votre tête après seulement une écoute. Accessible et efficace, les 3 minutes et 22 secondes du titre en question sont dotées d’une judicieuse mélodie se laissait fredonner très facilement, de quatre accords syncopés qui font mouche, d’une rythmique battante et finissent même par nous dévoiler l’intéressant timbre de voix du brunet Leonard Newell. Rien à redire donc pour ce morceau qui détient toutes les clés d’un potentiel succès futur.
Quant à la face-B, Homesick, même sans offrir la même intention que la première citée, elle a toutefois le mérite de confirmer nos pensées initiales, en nous plongeant tout droit dans un univers indéniablement proche de formations tels qu’Oasis, voire même Kasabian selon certains. A ce propos, que ce soit au niveau de l’écriture ou de la technique de chant utilisée sur cette piste, il faut dire que le mimétisme avec les Gallagher est parfois frappant; encore une histoire de frères, me direz-vous...

Au final, la jeune confrérie Brother nous offre donc un agréable aperçu de ses qualités musicales avec ce tenace Darling Buds Of May à tester au plus vite pour quiconque en mal de nouvelles découvertes britanniques et à la recherche d’une éventuelle révélation de l’année en cours.
Avec pas moins d’une cinquantaines de dates à l’agenda ces prochains mois, il sera bien difficile de les louper. En patientant avant un éventuel passage éclair sur sol français, n’hésitez pas à vous précipiter également sur le déjà disponible Time Machine ou leur prochain single, Still Here, qui, on en est certain, vous aideront à ronger votre frein avant l’éclosion annoncée de leur premier effort studio au nom de Famous First Words et promis le 4 juillet de cette année !
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