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Razorlight

Up All Night

Razorlight - Up All Night
Chronique Album
Date de sortie : 28.06.2004
Label : Mercury
4
Rédigé par Déborah, le 27 juin 2004
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Alors que des groupes comme Franz Ferdinand sortent un album trois mois après la sortie de leur premier single, Razorlight ont pris leur temps. Dix mois après la sortie de Rock ’N’ Roll Lies, Up All Night va enfin être placé dans les rayons des disquaires anglais avant d’être distribué en France à la fin de l’été, on l’espère.
A cause de producteurs et de batteur qui démissionnent en cours d’enregistrement, Razorlight ont été contraints de repousser maintes fois la sortie de leur premier album. Tous ces obstacles auront au moins permis au groupe de peaufiner ses chansons.

Dès les premiers accords au piano de Leave Me Alone, on comprend que Johnny Borrell, leader désigné du groupe, a voulu essayer de se démarquer de ses contemporains en créant des chansons plus pop et fédératrices.
En effet, Up All Night comporte quatorze titres qui pourraient tous faire office de singles - quatre l’ayant déjà été - à commencer par les très efficaces Rip It Up et Rock ’N’ Roll Lies. Dommage que pour la version album de ce second titre, des chœurs inutiles et irritants aient été rajoutés.

La chanson qui a donné son titre à l’album, Up All Night et In The City qui clôturait souvent leurs concerts, ont toutes les deux en commun le thème de la nuit londonienne. A la fois touchantes et ironiques, ce sont deux chansons types de Razorlight qui commencent doucement avec un duo guitare/voix pour finir sur un rythme plus énervé grâce au talent de leur désormais ex-batteur Christian Smith-Pancorvo.
Même si certains peuvent reprocher à In The City de n’être qu’une copie de Gloria de Patti Smith, il s’agit plus d’un hommage et d’une façon de montrer comment donner une seconde vie à une mélodie.

Quand ils ne cherchent pas à évoquer leurs aînés, Razorlight arrivent à composer des chansons sans prétention comme Vice mais au refrain calibré pour ne pas quitter l’esprit de l’auditeur, comme sur Vice où le groupe répète façon canon de chorale "L.O.V.E.R I’ll see you later" au moins une centaine de fois.

Mais c’est Don’t Go Back To Dalston qui est la meilleure réussite du groupe avec sa ligne de basse entêtante et son refrain qui vous oblige à sauter partout.
Suivi d’un morceau plus calme mais tout aussi réussi, Golden Touch, avec son refrain ("They’re just jealous and they never do the thing that they wish they could do so well") qui remet à leur place ceux qui n’ont jamais cru au talent de Johnny Borrell ou de ses ami(e)s.

Sur toutes les chansons, notamment Get It And Go, In The City et To The Sea, on peut remarquer le phrasé haché de Johnny Borrell qui donne toute son originalité au groupe. Néanmoins, sans Bjorn Agren (guitariste) et Carl Dalemo (bassiste), le groupe ne fonctionnerait pas sur certaines chansons comme To The Sea où ce sont eux qui s’occupent de la rythmique pour mieux laisser Johnny Borrell s’époumoner.

La chanson qui clôture l’album, Fall, Fall, Fall est une ballade mélancolique qui démontre que Razorlight n’est pas un groupe de rock comme les autres qui se contentent de reproduire douze fois la même chanson en variant les paroles. Non, Razorlight est un groupe qui, à défaut d’originalité, a su puiser dans différents styles afin de créer un collage sonore un tant soit peu différent du reste.
tracklisting
    01. Leave Me Alone
  • 02. Rock' N' Roll Lies
  • 03. Vice
  • 04. Up All Night
  • 05. Which Way Is Out
  • 06. Rip It Up
  • 07. Don't Go Back To Dalston
  • 08. Golden Touch
  • 09. Stumble And Fall
  • 10. Get It And Go
  • 11. In The City
  • 12. Hang By, Hang By
  • 13. To The Sea
  • 14. Fall, Fall, Fall
titres conseillés
    Vice, Don't Go Back To Dalston, Golden Touch
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