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Amusement Parks On Fire

Amusement Parks On Fire

Amusement Parks On Fire - Amusement Parks On Fire
Chronique Album
Date de sortie : 05.07.2004
Label : Invada Records
4
Rédigé par Wilfried, le 23 juillet 2004
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Comme Wayne Rooney, la nouvelle idole du royaume d’Outre Manche, Michael Feerick est plutôt du genre précoce. A 16 ans, ce gamin de Nottingham s’est enfermé dans sa chambre pour y composer ses propres morceaux, et y apprendre peu à peu à maîtriser ses instruments.

Aujourd’hui cet opus éponyme est le fruit de ses trois années de travail, Michael Feerick a formé un groupe, Amusement Parks On Fire, mais ce premier album reste le sien puisqu’au delà de l’avoir composé seul, il est allé jusqu’à jouer de tous les instruments pour l’enregistrement ! Étonnant !

A priori Michael Feerick a beaucoup écouté My Bloody Valentine ou Swervedriver, ou même ses voisins de Nottingham Six.By Seven. La démarche artistique est présente, sans cesse à la recherche et à la création d’ambiances et d’atmosphères particulières. D’ailleurs les neufs titres s’enchaînent comme une continuité, sans temps mort (comprendre sans aucun blanc entre les titres), la fin de chaque morceau annonce l’ouverture du suivant.

Amusements Parks On Fire alterne passages atmosphériques, avec de longues plages instrumentales, parfois très calmes (le jeune homme aime Sigur Ros), et moments plus classiques, plus rock, agressifs et féroces. Lorsque les guitares se déchaînent, à la fois nuageuses et envoûtantes, on croirait voir en Michael Feerick le fils spirituel de Kevin Shields période pré-Loveless (le final de l’album justifie à lui seul cette incessante comparaison à MBV). Sur les parties chantées, en particulier Venova ou Eighty Eight, on pourrait rapprocher APOF de My Vitriol, non par la voix mais par ce mix entre guitares mybloodyvalentiniennes et chant rageur. On ne pourrait d’ailleurs que conseiller au groupe de Som Wardner de pousser leurs guitares aussi loin.

Car Amusement Parks On Fire nous livre album intéressant, en décalage avec la mouvance actuelle. Et à l’heure où les reformations fleurissent dans les qutre coins du monde, au moment où Kevin Shields sort de son coma, tout ceux qui espèrent le come-back de My Bloody Valentine peuvent sans doute continuer d’attendre. Mais pour eux Amusement Parks On Fire serait plus qu’un apéritif au festin désiré.
tracklisting
    01. 23 Jewels
  • 02. Venus In Cancer
  • 03. Eighty Eight
  • 04. Wiper
  • 05. Venosa
  • 06. Asphalt (interlude)
  • 07. Smokescreen
  • 08. The Ramones Book
  • 09. Local Boy Makes God
titres conseillés
    Venus In Cancer, Venosa, Eighty Eight, Smokescreen
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