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The Leisure Society

The Sleeper

The Leisure Society - The Sleeper
Chronique Album
Date de sortie : 30.03.2009
Label : Full Time Hobby/PIAS France
25
Rédigé par Anne-Laure, le 17 septembre 2009
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Qu’est-ce qui fait la singularité de The Leisure Society ?
Tout d’abord, il s’agit d’un nonette, s’articulant autour de la connivence de deux amis : Nick Hemming et Christian Hardy. Ensuite, la plupart des membres souhaitaient faire de la musique un exutoire, sans plus de prétention, permettant par exemple à Nick d’oublier son travail peu stimulant dans une usine de tissu… Enfin, l’ensemble des chansons est souvent mis en exergue grâce à la composition même de l’orchestre : en effet, neuf musiciens ensemble multiplient les possibilités ! Ainsi, violon, cello, double basse, piano, flute, glockenspiel, percussions, mandoline et maracas se répondent tour à tour, proférant à cette « société du loisir » une grande richesse musicale.

Pourtant, on est assez partagé entre le sentiment d’entendre une pâle copie des américains de Fleet Foxes (A Fighting Chance, We Were Wasted) ou plutôt la mélancolie patente d’un Elliot Smith (The Sleeper). Bercé par le folk atmosphérique de groupes multi-instrumentistes à succès tels que Sufjan Stevens ou encore The Divine Comedy, il est normal de découvrir divers groupes prêts à surfer sur cette vague à succès (Grizzly Bear entre autres…). Or la symphonie lyrique poussée à l’extrême frôle souvent inévitablement les limites de la niaiserie. Ainsi la mélodie et les harmonies vocales de Save It for Someone Who Care ou A Matter Of Time sonnent comme un joli conte.
En comparaison, autant la chorale de Sufjan Stevens vous soulève, vous emporte le cœur en donnant de la joie, et vous laisserait presque envieux d’une telle synergie, autant The Leisure Society use d’une poésie posée, sans provoquer ce raz de marée euphorique qui donnerait presque envie de faire partie de l’équipe. Or, on peut supposer que ce groupe souffre du même problème que Fleet Foxes à cet égard : on l’aimerait instantanément sur scène, avec ce coté néo-hippie émouvant, et ces belles harmonies vocales qui vous charment facilement et vous donnent l’irrésistible envie d’étreindre votre voisin (The Last Of The Melting Snow et Love’s Enormous Wings demeurent sans conteste les titres phares de l’album). Mais une fois de retour à la réalité, l’écoute complète de l’album vous laisse un peu coi, la magie ne se fait plus, on se sent un peu déçu.

Il serait certainement plus judicieux de découvrir The Leisure Society sur scène pour en apprécier toute la dimension lyrique, romantique et mélo à sa juste valeur. Tout du moins, disons que le seul risque existant à faire tourner The Sleeper d’une traite peut rapidement vous provoquer l’envie de secouer frénétiquement Nick Hemming, Christian Hardy et les autres, afin de les sortir de cette léthargie somnolente. En même temps, à la lumière du nom de l’album, on était prévenu…
tracklisting
    01. A Fighting Chance
  • 02. The Sleeper
  • 03. The Last Of The Melting Snow
  • 04. A Short Weekend Begins Whith Longing
  • 05. We Were Wasted
  • 06. Save It For Someone Who Cares
  • 07. The Darkest Place I Know
  • 08. Come To Your Senses
  • 09. A Matter Of Time
  • 10. Love's Enormous Wings
titres conseillés
    The Last Of The Melting Snow - A Fighting Chance - Love's Enormous Wings
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