logo SOV

Stornoway

Tales From Terra Firma

Stornoway - Tales From Terra Firma
Chronique Album
Date de sortie : 11.03.2013
Label : 4AD
35
Rédigé par Amandine, le 7 mars 2013
Bookmark and Share
Avec leur premier album, Beachcomber's Windowsill, et des concerts tous plus intimistes et délicieux les uns que les autres (on se souvient de la session acoustique du Café de la Danse, mémorable), Stornoway affrontent la difficile épreuve du second album, en essayant d’éviter l’écueil de la redite pour leur folk bigarrée et bucolique.

Tales From Terra Firma, ne le cachons pas plus longtemps, lorgne une fois encore de l’autre côté de l’Atlantique plus que sur les prairies verdoyantes du Kent. On y retrouve la voix scintillante de Brian Gribbs et, plus que jamais, elle nous rappelle celle de Colin Meloy, leader des trop sous-estimés The Decemberists. Comme ces derniers, Stornoway n’hésitent pas à étoffer leur musique en utilisant divers instruments d’un autre temps.
Ainsi, lorsque la mandoline s’invite sur The Bigger Picture, c’est pour créer une jolie ritournelle. Plus que jamais, les Oxfordiens usent d’harmonies vocales (celles de Farewell Appalachia ne sont pas sans rappeler les talentueux Kings Of Convenience) et dès le début, le piano un peu fou et les cuivres de Take Me As I Am nous emmènent vers des contrées déjà explorées et nous sommes propulsés pour une promenade euphorique dans la campagne.

Malgré tout, ce qui était indubitablement le point fort du premier album devient ici le talon d’Achille du groupe qui aurait tendance à se faufiler dans la facilité en réinventant la recette qui avait permis à Beachcomber’s Windowsill d’attirer les regards. Néanmoins, lorsqu’ils osent quelques extravagances comme sur la chevauchée des Valkyries qu’est (A Belated) Invite To Eternity, le résultat est purement jouissif, même si, une fois encore, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec le lyrisme grandiloquent de The Decemberists sur des morceaux tels que The Infanta.
Il faut toutefois attendre la seconde moitié de l’album pour voir surgir quelques pointes d’audace : une influence électro-jazzy sur Hook, Line, Sinker ou des percussions tribales façon Local Natives.
Puis vient Knock Me On The Head, premier single issu de ce Tales From Terra Firma, et là, plus rien ne compte ; avec un sens de la mélodie digne d’un Andrew Bird, Stornoway n’ont rien à envier aux grands noms de la musique folk américaine. Ils possèdent bel et bien ce don pour les mélodies parfaites et les envolées virevoltantes.

A l’écoute de November Song nous vient l’amertume de comprendre que les Anglais n’osent pas encore suffisamment et qu’ils restent trop souvent dans ce qu’ils savent si bien faire : des chansons folk qui donnent le sourire, sublimées par la voix magnifique de leur chanteur. Grand dommage car lorsqu’ils osent, nous sommes subjugués.
tracklisting
    01. Take Me As I Am
  • 02. Farewell Appalachia
  • 03. The Bigger Picture
  • 04. (A Belated) Invite To Eternity
  • 05. Hook, Line, Sinker
  • 06. Knock Me On The Head
  • 07. The Great Procrastinator
  • 08. The Ones We Hurt The Most
  • 09. November Song
titres conseillés
    (A Belated) Invite To Eternity, Knock Me On The Head
notes des lecteurs
Du même artiste