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Fink

Fink Meets The Royal Concertgebouw Orchestra

Fink - Fink Meets The Royal Concertgebouw Orchestra
Chronique Album
Date de sortie : 14.10.2013
Label : Ninja Tune
3
Rédigé par Emeline, le 17 octobre 2013
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Deux ans après la sortie en 2011 de son dernier album studio, Perfect Darkness, Fink, alias, Fin Greenall, revient avec un projet particulièrement ambitieux, qui doit certainement représenter un beau défi pour n’importe quel musicien : l’enregistrement d’un album live avec un orchestre philharmonique. Et autant dire que l’Anglais ne fait pas les choses à moitié lorsqu’il se lance dans ce genre d’opération, puisque c’est par l’Orchestre Royal du Concertgebouw - soit l’orchestre symphonique le plus célèbre aux Pays-Bas et aussi considéré comme l’un des meilleurs du monde, de qui il était accompagné sur scènd lors d’un concert donné l’année dernière à Amsterdam.

Puisant une poignée de titres dans la discographie, dorénavant riche, du chanteur, ce Fink Meets The Royal Concertgebouw Orchestra affiche globalement un bel intérêt dans la mesure où l’on sent, chanson par chanson, introduction par introduction, que le travail de collaboration effectué entre le chanteur et l’orchestre est délicatement construit, et millimétré de manière assez fine pour donner au show des contrastes saisissants dans le rythme et les ambiances. En témoigneront par exemple l’interlude The Unanswered Question, calme mais toute aussi mystérieuse ou Yesterday Was Hard On All Of Us, qui passe de l’intimité à une ambiance exaltée digne d’une fin de film héroïque, avec ses envolées de cuivres.

Au fil de l’écoute, on retrouve aussi de beaux moments épurés (What Power Art Thou, finement arrangée) ; certaines chansons sont aussi, pour l’occasion, rendues plus épiques et/ou dramatiques (Berlin Sunrise), mais aussi plus mélancoliques et aériennes (Yesterday Was Hard On All Of Us, Perfect Darkness, tandis que d’autres titres ne changent pas vraiment de leurs versions originales ou n’apportent pas grand-chose de neuf ou d’efficace (Wheels).
On y retrouvera aussi quelques moments d’angoisse rappelant certaines ambiances de Kubrick (la belle démonstration instrumentale de The Infernal Machine aurait d’ailleurs pu se retrouver sur la Bande Originale d’une version bis de Shining).

Une belle consécration en somme, pour un artiste qui, à ses débuts, devait d’abord apprendre à tenir une scène avec pour seul compagnon sa guitare folk.
tracklisting
    01. Berlin Sunrise
  • 02. Yesterday Was Hard On All Of Us
  • 03. What Power Art Thou?
  • 04. The Infernal Machine
  • 05. Wheels
  • 06. This Is The Thing
  • 07. The Unanswered Question
  • 08. Perfect Darkness
  • 09. Sort Of Revolution
titres conseillés
    Yesterday Was Hard On All Of Us, What Power Art Thou?, Berlin Sunrise
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