Chronique album : Beach Baby - No Mind No Money - Sound Of Violence
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Beach Baby

No Mind No Money

Beach Baby - No Mind No Money
Chronique Album
Date de sortie : 02.09.2016
Label : Island Records
4
Rédigé par Louise Beliaeff, le 2 septembre 2016
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En 1962, sortait Surfin' Safari, le tout premier album des Beach Boys. Quelques décennies plus tard, quatre Londoniens ravivent le rock des 60s. S'ils portent les mêmes chemises à fleurs et à quelques lettres près le même nom, Beach Baby donnent un coup de jeune au surf rock en puisant dans la new wave des années 80 et dans le punk des années 90. Après un EP Limousine remarqué, il est temps de sauter dans le grand bassin, No Mind No Money est à présent disponible.

Ce n'est pas sur la côte ouest des Etats-Unis que les jeunes musiciens se sont connus mais à l'université de Goldsmiths à Londres. Lawrence, le guitariste et chanteur principal du groupe, commence à jouer avec Ollie, autre guitariste et choriste. Puis viendront Iraklis à la basse (remplacé par la suite par Kit Jennings), et Shep, à la batterie. Les quatre garçons possèdent leurs goûts musicaux propres, autour de Bob Dylan, Leaonard Cohen, les Beach Boys, The Fall, R.E.M et d'autres, et c'est donc un son collectif qu'ils ont dessiné autour de ces diverses influences.

Limousine, premier titre de l'album, était déjà présent sur l'EP sorti le 28 septembre 2015. Pêchu, frais, le son nous transporte directement en vacances. Le riff sur lequel est construit la chanson reste facilement en tête, mais ne prend pas toute la place pour autant, la ligne de basse est un petit bijou. L'exécution est propre, ça fonctionne. On croirait entendre Phoenix, et leur brillance très particulière. Cette brillance est couplée à un côté 60s californien très plaisant qui donne la pêche. Pour donner cet impression de « coolitude », rien de tel qu'un effet flanger à la guitare (Hot Weather), de longues vocalises sur des « ouh » ou des « ah » (U R), une voix planante doublée (Smoke Won't Get Me High), et de belles ballades. Bug Eyed And Blond nous berce à la manière du fameux tube d'Allan Parsons Project Eye In The Skye, ou du titre moins connu des ZZ Top, Leïla.

Belle réussite que ce premier album. Les titres s'enchaînent bien, tout coule paisiblement. On regrette cependant que certains soient un peu moins riches, et qu'ils ne se distinguent pas dans l'ensemble. Sleeperhead et Powderbaby n'amènent pas tellement d'originalité à l'album si ce n'est, certes, un solo de guitare bien senti. Outre cette petite ombre au tableau, No Mind No Money est plein de fraîcheur et de trouvailles. Dans le titre éponyme de l'album, le son jazzy de la guitare rappelle évidemment la touche hawaïenne de leurs mentors les Beach Boys mais également, les Bee Gees.

Le 10 septembre, il faudra être au Badaboum à Paris pour assister au show des quatre Anglais aux chemises à fleurs. Les Beach Baby n'ont plus qu'à montrer qu'ils assurent autant sur scène que derrière la vitre d'un studio.
tracklisting
    01. Limousine
  • 02. Lost Soul
  • 03. No Mind No Money
  • 04. Sleeperhead
  • 05. Smoke Won't Get Me High
  • 06. Hot Weather
  • 07. Ladybird
  • 08. U R
  • 09. Bug Eyed and Blonde
  • 10. Powderbaby
  • 11. How Lucky You Are
titres conseillés
    Limousine, No Mind No Money, Bug Eyed And Blond
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