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Broken Records

What We Might Know

Broken Records - What We Might Know
Chronique Album
Date de sortie : 30.03.2018
Label : Sharp Records
4
Rédigé par Yann Guillo, le 20 mars 2018
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Wall of sound. Au milieu des années 1960, Phil Spector inventait cette géniale expression pour décrire le son qu'il s'évertuait à créer en studio. En résumé : des strates d'instruments empilés créant un impact sonore massif, wagnérien, qui emporte l'auditeur dans une charge musicale implacable.

Depuis leurs débuts, Broken Records ont choisi ce même credo pour exprimer leurs ambitions musicales. Depuis Glasgow, le Arcade Fire écossais, comme certains se plaisent à appeler le groupe, ne s'économisent pas pour créer une vague sonore capable de tout emporter sur son passage.
Les écossais restent fidèles à eux-même sur What We Might Know. Ils font toutefois le choix de se concentrer sur une instrumentation rock classique : guitare, basse, batterie, piano, claviers. Au placard, donc, les instruments d'orchestre, cuivres et cordes, qui avaient jusqu'alors donné à leurs albums un côté baroque.

C'est ici de pur rock'n'roll dont il s'agit. En allant à l'essentiel, Broken Records gagnent une efficacité qui sied particulièrement bien à leur songwriting. They Won't Ever Leave Us Alone, Let The Right One In ou Perfect Hollow Love sont autant de décharges d'adrénalines capables de clouer l'auditeur sur son siège. On pense immédiatement à Bruce Springsteen, mais aussi à la nouvelle génération inspirée par le Boss, Ryan Adams ou The War On Drugs. A U2 aussi, tant la voix de Jamie Sutherland prend parfois les accents de celle de Bono.

Pour éviter la monotonie et l'overdose de décibels, Broken Records ont la judicieuse idée d'alterner titres rock et ballades plus dépouillées. Et de briller de façon égale dans les deux exercices. Anytime, To Be Free ou Open Ground aèrent ainsi les débats et laissent les guitares acoustiques se mêler au Mellotron pour un atterrissage soyeux.

Au final, What We Might Know s'impose comme un album plus que convaincant pour les écossais. Si la puissance est là, manque un rien de mélodie pour faire de ce disque un classique. Avec ses pianos martelés, ses murs guitares, ses chœurs et milles autres arrangements composant le compact magma sonore offert sur ces onze titres, Broken Records semblent bien décidés à faire mentir Miles Davis et son fameux « Less is more ». Pour les écossais, semble-t-il, More is more.
tracklisting
    01. They Won't Ever Leave Us Alone
  • 02. Let the Right One In
  • 03. Open Ground
  • 04. The Inbetween
  • 05. Anytime
  • 06. Perfect Hollow Love
  • 07. When All of This Is Done
  • 08. So Free
  • 09. Clarity
  • 10. Someday You'll Remember Me
  • 11. What We Might Know
titres conseillés
    They Won't Ever Leave Us Alone, Perfect Hollow Love, Anytime
notes des lecteurs
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