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The Streets

Everything Is Borrowed

The Streets - Everything Is Borrowed
Chronique Album
Date de sortie : 15.09.2008
Label : 679 Records
25
Rédigé par Johan, le 17 octobre 2008
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Pendant un an, on a craint l’arrivée de ce Everything Is Borrowed. Depuis les deux premiers titres que Mike Skinner nous a gentiment offert via son myspace, The Escapist et Everything is Borrowed, on regrette l’époque de Original Pirate Material. Malgré deux excellentes suites, ce dernier est toujours insurpassable et ce ne sont pas ces nouvelles compositions qui nous ont prouvé le contraire...

Un an après donc, voici venue la sortie du quatrième album de The Streets. Et que ce soit dit dès maintenant : les deux premiers titres font peur. Et vers la fin, c’est pas mieux. Si on cadre comme il faut, de la troisième piste à la septième, l’album est assez bon. Un EP aurait été tout simplement parfait mais non, malgré les réticences, malgré les feedbacks négatifs, Skinner a bien décidé d’inclure Everything Is Borrowed et The Escapist à son album. La première en introduction, la seconde en clôture. Empaqueter dans du sirupeux pour mieux faire tenir l'ensemble, quitte à filer la nausée. Après Everything Is Borrowed vient Heaven For The Weather, son pastiche. Mêmes choeurs sur le refrain, même mélodie barbante, même atmosphère transparente...

Un piano pâteux annonce ensuite la troisième plage. Alors qu’on est prêt à arrêter winamp, l’index mou et le moral dans les chaussettes jacquard, c’est l’illumination. Un miracle. Comme l’apparition de Veronica Mars dans Heroes. Alors qu’on s’emmerdait depuis 7 minutes 30 – 4 épisodes –, la beauté vient transporter l’album – la série –. Un piano rythmé, une ambiance jazzy et, surtout, le refrain que Mike Skinner n’avait plus sorti depuis Original Pirate Materialun pouvoir redoutable, une candeur maîtrisée et, surtout, le regard glacial d’une Kristen Bell plus fascinante que jamais et j’arrête là l’analogie –. Un truc insensé, déstructuré, bancal, avec deux voix, peut-être trois, ou alors une centaine ; avant qu’on se rende compte que le truc est aussi bétonné que le scénario de MGS 2, d’autant plus qu’il se voit accompagné de l’éternel phrasé et la poésie mal rasée de Skinner sur un pont d’exception. Puis …

Retour à la déception. Le titre suivant, The Way Of The Dodo, possède ce refrain inimitable mais lassant, là où l’album précédent parvenait à rendre attachante la plus maniérée des compositions. Seuls les couplets ici, portés par le flow de Skinner, s’en sortent avec les honneurs. Au final, c’est sur chaque titre un élément unique qui sauve l’ensemble du naufrage. Sur On the Flip Of A Coin, ce seront les arrangements, somptueux, qui lui rendront un attrait certain. Sur une autre chanson ce sera le refrain, encore une autre le flow percutant, etc. Bref, il est loin le temps où l'on pouvait écouter en boucle "le tout dernier album de The Streets". C’était il y a seulement deux ans pourtant …



italique : Hors-Sujet
... : signe de ponctuation illustrant la déception, bien trop employé dans cette chronique ...
tracklisting
    01. Everything Is Borrowed
  • 02. Heaven for the Weather
  • 03. I Love You More (than you like me)
  • 04. The Way of the Dodo
  • 05. On the Flip of a Coin
  • 06. On the Edge of a Cliff
  • 07. Never Give In
  • 08. The Sherry End
  • 09. Alleged Legends
  • 10. The Strongest Person I Know
  • 11. The Escapist
titres conseillés
    I Love You More (than you like me), Never Give In
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