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Arctic Monkeys - AM
Chronique Album
Date de sortie : 09.09.2013
Label : Domino Records
35
Rédigé par Maxime Canneva, le 9 septembre 2013
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« Modern, dancefloor sexy record » : c’est en ces termes que Josh Homme, le charismatique et prolifique leader des Queens Of The Stone Age et membre du supergroupe Them Crooked Vultures, avait qualifié le nouvel album des primates les plus en vogue du Royaume-Uni : les Arctic Monkeys. Il faut dire que l’histoire d’amour entre le californien et la bande à Turner dure désormais depuis un petit moment. C’était en effet le même Josh Homme qui s’était occupé, avec l’aide de James Ford, de la production de Humbug en 2009 et de Suck It And See en 2011.

Sur ce nouvel opus, sobrement intitulé AM (en référence assumée au VU du Velvet Underground), la contribution de Mr Homme relève plus du bon procédé que de la production, car celui-ci intervient sur différents morceaux pour des interventions au chant, après que Alex Turner a fait la même chose sur le dernier album des californiens, ...Like Clockwork.
Néanmoins l’influence des Queens Of The Stone Age sur les Arctic Monkeys est de plus en plus notable, et les morceaux post-adolescence de Whatever People Say I Am, That's What I'm Not d’il y a sept ans sont désormais bien loin et laissent place à une musique plus sombre, plus complexe et moins brute de décoffrage.
Enfin, catégorie invités prestigieux, on notera également la participation de Bill Ryder-Jones (ex-The Coral) et de Pete Thomas (batteur de longue date pour Elvis Costello) ce qui ne pouvait qu’accentuer l’envie de découvrir ce nouvel opus au plus vite.

Le suspense a d’ailleurs été conservé entier jusqu’à la mise en écoute officielle de l’album, le groupe ne laissant transparaître en live et sur le web qu’un nombre très réduit de leurs nouvelles compositions. Au début de l’été paraissait l’excellent single Do I Wanna Know? qui se retrouve en ouverture de cet album : la batterie y est martelée avec la précision d’un métronome, la voix d’Alex Turner, parfois plus parlée que chantée, vient se poser sur un riff imparable, tandis que la pression monte, délivrée par un refrain entamé par un « crawling back to you... » faisant frissonner l’épine dorsale de l’auditeur hypnotisé.
L’ensemble, toujours extrêmement sombre, enchaîne tantôt de façon plus rock et énergique sur un R U Mine ?, tantôt plus calmement et mystérieusement sur un One For The Road et donne carrément dans la balade sur Mad Sounds ou I Wanna Be Yours.
Le second single de l’album, Why'd You Only Call Me When You’re High, a également beaucoup pour plaire mais marquera surtout par son vidéo clip, où Alex Turner déambule ivre dans les rues de Londres en envoyant des SMS. On reste là dubitatif en se demandant si le groupe n’a pas cherché à ratisser large en s’adressant à un public jeune découvrant pour la première fois les effets de la boisson.

Il est alors difficile de trouver une identité propre à chacun des titres : il s’agit plutôt d’une ambiance générale régnant au sein de cet album, péchant alors (dans l’ensemble) par manque d’originalité, exception faite pour Arabella et Knee Socks qui ne devraient pas tarder à être adoubés par les fans du groupe.
Le résultat reste très positif, mais quelque peu décevant étant donné l’énorme battage médiatique lancé autour de l’album. Il ne reste plus qu’à rattraper le coup en allant voir l’énergie qu’a à revendre le groupe lors de ses shows, toujours très réussis.
tracklisting
    01. Do I Wanna Know?
  • 02. R U Mine?
  • 03. One For The Road
  • 04. Arabella
  • 05. I Want It All
  • 06. No.1 Party Anthem
  • 07. Mad Sounds
  • 08. Fireside
  • 09. Why'd You Only Call Me When You're High?
  • 10. Snap Out Of It
  • 11. Knee Socks
  • 12. I Wanna Be Yours
titres conseillés
    Do I Wanna Know?, Knee Socks, Arabella
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