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The Good, The Bad And The Queen

The Good, The Bad And The Queen

The Good, The Bad And The Queen - The Good, The Bad And The Queen
Chronique Album
Date de sortie : 22.01.2007
Label : Parlophone
3
Rédigé par Johan, le 31 janvier 2007
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Juillet 2006. Alors qu'on attendait impatiemment de savoir si Graham Coxon réintégrerait ou non Blur, Damon Albarn surprenait tout le monde en annonçant la formation d'un nouveau groupe dont il serait le leader et comprendrait Paul Simonon, Simon Tong, Tony Allen, ainsi que Danger Mouse à la production.
Si sur le papier la nouvelle prend des allures de fiction genre Les 4 Fantastiques, elle semble bien moins magique une fois concrétisée. The Good, The Bad And The Queen, bien que prometteur, déçoit quelque peu par un manque d'énergie notable. Albarn se réclame du génial Parklife de 94 et du mythique London Calling des Clash mais l'album se situe davantage dans la continuité de son autre groupe monstre, Gorillaz.

Le chant, parfois linéaire et prévisible, habite chacun des titres de cet album, quitte à éclipser au passage de talentueux accords de guitare (Green Fields, Nature Springs, History Song) et d'enivrantes notes de piano (Northern Whale, Behind The Sun, The Good, The Bad And The Queen) comme en était affublé Think Tank, dernier album en date de Blur. La contribution de Danger Mouse s'illustre sur la plupart des compositions par un electronica tantôt délicat, tantôt ravageur, qui offre la possibilité à Albarn de varier sensiblement son timbre de voix et sa façon inimitable de chanter pour se faire alors plus spontané et mélodieux.
Mais ce n'est véritablement que lorsque la mélodie prend les devants que le groupe prend tout son sens. Three Changes, dont le gimmick dub est malaxé à l'infini, a tout de la tuerie pop dont on imaginait le groupe nous asséner tout au long de cet album. La chanson éponyme fait elle aussi son petit effet en sa deuxième moitié, quatre minutes d'un crescendo instrumental quasi parfait.
Voilà pour le bon.

À côté de ça, The Good... se fend malheureusement d'une poignée de titres excessifs aux choeurs gluants, comme ce 80's Life qui s'accorderait à merveille au générique des Feux de L'amour, et l'indigeste Herculean qui, s'il a le mérite de ne pas lasser copieusement, laisse tellement indifférent qu'on en vient à se demander la raison pour laquelle il a été choisi comme premier extrait de l'album deux mois avant la sortie de ce dernier – agrémenté qui plus est de deux B-sides tout aussi mauvaises.

The Good... est un disque de pop à la frontière du psychédélique et de la new wave, qui analyse le Londres d'aujourd'hui de manière cynique et violente. La vision pessimiste de la ville, la maladie et la souffrance de l'homme, l'anéantissement du monde sont les principaux thèmes de l'album auquel l'auditeur est brutalement confronté.
Parfait compromis entre Gorillaz et Blur, The Good... pousse la pop dans ses retranchements les plus sombres en décrivant une ville en perdition sur un groove tortueux dont Guns Of Brixton en serait le manifeste apparent remis ici à l'ordre du jour.
tracklisting
    01. History Song
  • 02. 80's Life
  • 03. Northern Whale
  • 04. Kingdom of Doom
  • 05. Herculean
  • 06. Behind the Sun
  • 07. The Bunting Song
  • 08. Nature Springs
  • 09. A Soldier's Tale
  • 10. Three Changes
  • 11. Green Fields
  • 12. The Good, The Bad And The Queen
titres conseillés
    Three Changes, Northern Whale
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