logo SOV

Metronomy
Clock Opera

Paris, Olympia - 10 novembre 2011

Live-report par Emmanuel Stranadica

Bookmark and Share
Déjà présents à Paris en juillet à l’occasion du festival Days Off à la cité de la musique puis en septembre à We Love Green, les anglais de Metronomy effectuaient leur retour en France pour quelques dates. C’est cette fois l’Olympia qui les accueillait en compagnie de Clock Opera pour un concert sold out depuis belle lurette.

Clock Opera, nouvelle sensation britannique, ouvre donc le bal d’une soirée chaude en sensations. Remixeur de The Bay, ayant à son actif trois petits quarante cinq tours et une poignée de singles sortis en digital, dont le récent Lesson No.7, et encensé par le New Musical Express, le quatuor va prouver sur scène tout le bien que l’on pense de lui. Le concert démarre avec un premier titre dont le son du clavier remémore les seventies. S’ensuit un joli mouvement de batterie sur lequel le chanteur barbu Guy Connelly pose sa voix d’une très belle manière et nous prouve d’entrée de jeu que le groupe tient bien la route.
Pendant une bonne demi-heure, le groupe nous présente les titres d’un premier album, annoncé pour mars 2012, qui risque de s’avérer electro-rock avec une petite touche funky. Le troisième titre commence par une communion de percussions jouées simultanément par les quatre musiciens, ce qui anime très fortement l’Olympia. Les chansons sont séduisantes, originales. Curieusement le groupe joue la plupart du temps sans guitares. Cependant à l’occasion des deux derniers titres des sept chansons présentées jeudi dernier, Guy Connelly, délaissant son mini clavier, se décide à jouer de cet instrument et Clock Opera prend une toute autre dimension. Sur l'ultime morceau, le groupe se lâche pleinement et emmène le public dans un rythme endiablé. Il y a fort à parier qu’on reparlera très prochainement de Clock Opera en 2012.

Metronomy allaient pouvoir bénéficier de cette excellente dynamique pour entrer sur scène et déployer avec force et caractère leur collection de tubes. Pourtant c’est un quatuor à vent qui s’installe sur le côté droit de la scène. Une dizaine de minutes de flûte et de hautbois pour deux reprises de morceaux du premier album de Metronomy laissent le public et votre serviteur assez perplexe sur le bien-fondé de la chose. Tout ceci génère un peu plus d’impatience et de nombreux sifflets, plutôt que des applaudissements.

Metronomy déboule enfin sur scène vers 21h40. Soirée de gala à l’Olympia signifie costumes pour les trois garçons (respectivement jaune pour Oscar, rouge pour Gbenga et gris pour Joseph), et tenue pailletée pour Anna à la batterie. Cerise sur le gâteau : le spot lumineux collé sur la poitrine de chacun des membres. Tout est enfin prêt pour une grande fête dans la salle mythique du boulevard des Capucines. The English Riviera marque le début d’un concert qui va remuer l’assistance de du début à la fin. Même la quasi-totalité des personnes présentes au balcon s’est levée en début de concert pour ne plus se rasseoir de toute la prestation live. Les rythmes sont groovy, funky, rock et à chaque morceau le groupe fait mouche. Le public parisien serait, aux dires de Joseph Mount, leader de Metronomy, le meilleur public. Je ne sais pas si c’est vrai mais cette phrase enflamme les fans présents.
The Bay, morceau de bravoure du groupe, est exécuté avec brio : basse lourde et métallique, chant irréprochable, rythmique de grande qualité, on tient bien là un quatuor qui s’il continue de s’affirmer de la sorte risque de devenir très rapidement une énorme machine à musique. Deux instrumentaux glissés en milieu de set ne dépareillent absolument pas avec les autres morceaux joués. Au contraire même. Sur le premier, la batterie est lourde, le clavier plus agressif et la guitare bien acérée. Le second a lui un côté plus Popcorn, voire un léger goût de Telex. Le groupe continuera ensuite pendant quasi 1h20 à répondre présent à la demande de son public. Un petit rappel et les lumières se rallument déjà, signifiant au public que la fête est terminée.

Rendez-vous en mars 2012 pour retrouver Metronomy sur scène.
setlist
    CLOCK OPERA
    Non disponible

    METRONOMY
    This Could Be Beautiful (It Is)
    Black Eye / Burnt Thumb
    The English Riviera
    We Broke Free
    Love Is Underlined
    You Could Easily Have Me
    The End Of You Too
    She Wants
    Heartbreaker
    A Thing For Me
    The Look
    Back On The Motorway
    The Bay
    Corinne
    On Dancefloors
    Some Written
    Holiday
    ---
    Everything Goes My Way
    Radio Ladio
    ---
    My Heart Rate Rapid
Du même artiste