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The Cribs

Paris, Maroquinerie - 20 septembre 2007

Live-report par Fab

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Pour sa rentrée des classes après deux mois de repos, la soirée Inrocks Indie Club revenait jeudi dernier à la Maroquinerie de Paris avec deux groupes absents des scènes françaises depuis quelques années. The Cribs, venus présenter leur Men's Needs, Women's Needs, Whatever, ainsi que The Raveonettes dont l'album Lust, Lust, Lust atteindra nos contrées dans le courant de l'hiver à venir.

Mais c'est aux français de Da Brasilians qu'incombait la lourde tâche d'ouvrir la soirée. La nouvelle génération du concours CQFD est à l'évidence de qualité, et en cela les normands n'ont pas déçu, allant même jusqu'à charmer une partie de l'audience avec une pop très sage à tendance acoustique. Tantôt inspirés par les Beatles, tantôt par des artistes aux sonorités plus américaines, les français jouent sur les mélodies instrumentales et vocales avec aplomb, sans jamais trembler ni tomber dans l'ennui ou la répétitivité. Du talent et de l'envie pour une formation jouissant en l'espace de quelques minutes d'un capital sympathie très sûr... on n'en demandait pas tant.

A nouvel album, nouveau line-up pour les Raveonettes toujours accompagnés de leur fidèle boîte à rythmes mais aussi d'un percussionniste barbu à l'allure de fantassin soviétique. Sobre et efficace, Sune Rose Wagner laisse ainsi à une rayonnante Sharin Foo la communication, ou communion, avec un public attentiste dans un premier mais rapidement conquis à l'écoute des meilleurs titres du duo. Attack Of The Ghost Riders est immédiatement reconnu et applaudi, mais ce sont pourtant des compositions envoûtantes et intenses du calibre de That Great Love Sound, Love In A Trash Can ou le superbe inédit Hallucinations qui semblent apporter l'adhésion des fans. Cerise sur le gâteau, les danois interprètent avant un dernier titre époustouflant une reprise inattendue et appréciée comme il se doit du titre French Disko de Stereolab. Un veritable retour en fanfare.

Plutôt attentiste et sérieuse durant le set précédent, l'atmosphère tout au long d'une prestation de haute volée des Cribs devient incandescente dès lors que les trois frères s'installent sur scène. La frange la plus jeune du public entre dans la danse et déclenche au bout de quelques secondes seulement de nombreux pogos sans cesse relancés titre après titre.
Quelque peu brouillon, Hey Scenesters! est gâché par un son approximatif mais rapidement corrigé. Le groupe souligne à de nombreuses reprises sa joie de revenir en France après une si longue absence et enchaîne à un rythme effréné ses titres les plus efficaces et reconnus tout en mettant logiquement l'accent sur le récent Men's Needs, Women's Needs, Whatever avec Our Bovine Public, Men's Needs, Moving Pictures ou encore I've Tried Everything.
Punks dans l'âme mais pop dans l'écriture, les Cribs déploient une énergie considérable durant près de cinquante minutes, ne laissant aucun temps mort s'immiscer à un quelconque moment. Si Mirror Kissers, formidablement interprété, constituera à posteriori le grand moment du concert, c'est avec une version apocalyptique et enragée de The Wrong Way To Be que les trois anglais achèvent avec fracas un retour marquant et convaincant à l'image d'une soirée sans la moindre fausse note.
setlist
    Our Bovine Public
    Hey Scenesters!
    You're Gonna Lose Us
    Girls Like Mystery
    I'm A Realist
    Moving Pictures
    I'm Alright
    I've Tried Everything
    Women's Needs
    Martell
    Men's Needs
    Mirror Kissers
    Another Number
    Ancient History
    The Wrong Way To Be
photos du concert
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