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Kid Harpoon

Paris, Nouveau Casino - 24 octobre 2009

Live-report par Philippe

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Cherchez Le Garçon !
Déja trouvé à plusieurs reprises au gré des fameux Ep1 et Ep2 qui n'étaient même pas le début de sa discographie, on allait bien voir apparaître un jour ce gars-là A L'Arrière Des Taxis ou au détour d'une date française. Après deux soirées annulées (première partie de Shack au Café de la Danse en Mars 2008 et La Flèche d'Or en Mars 2009), on l'attendait vraiment de pied ferme.
Le voici donc à Paris juste après ce premier album au charme fou, produit par Trevor Horn et sobrement intitulé Once.

Une première partie bien plus intéressante qu'à l'accoutumée dans ce genre de manifestation arrive d'abord vers nous. Erevan Tusk, trois garçons dans le vent, quelque part entre Revolver et Hermann Düne, nous livrent une pop-folk savante dans sa version acoustique, sans leur batteur, resté dans un ailleurs certain.

Kid Harpoon (Tom Hull à la ville) arrive enfin, seul sur scène et sans son fameux groupe du temps passé: The Powers That Be. Près de lui, deux guitares (acoustique, semi-acoustique) et un clavier (bien tempéré). Le voilà parti, soutenu par un public très chaleureux, venu en quantité pour découvrir ce prodige anglais.
Le Kid se démène comme un beau diable en occupant tout l'espace à sa portée. Un Colours débutant un concert qui ne manquera pas de reflets ! D'argent ou d'or. Virevoltant comme un courant d'air frais, il ne s'accordera que quelques pauses musicales comme ce Once (titre éponyme de son album) et superbe morceau joué version piano solo, à faire trembler toutes vos certitudes et à vous tirer des larmes sèches et amères tellement cet amour est perdu pour de bon.
Puis ce sont les deux derniers singles enchainés tambour battant à commencer par ce Stealing Cars, tellement parfait qu'il vous remettrait sur le droit chemin fissa fissa à moins que vous ne soyez déja parti sur les routes longilignes du Nevada. Et ce Back From Beyond, à vous faire revenir des profondeurs avec un sourire au lèvres.
Le Kid maîtrise sa pop comme un chef, condiments et fines herbes compris ;il se propulse comme ça, avec une élégance et une générosité qu'on aurait du mal à éconduire.
Juste le temps de lire sur son Blackberry un fameux 'On va tout niquer ce soir', scandé à l'assistance, il part dans une reprise de Téléphone (Un Autre Monde), déja entendu récemment sur Taratata ou à une session pour Oui Fm.
Je n'ai jamais aimé Téléphone. Force est cependant de constater qu'il s'en sort très bien. Le public aime, il est inutile de le préciser...
La boucle est bouclée par Childish Dreaming, dernier titre de l'album, histoire de rêver (ou pas) d'un (autre) monde enfantin.
Voilà Les Anges !
Il revient sans se faire prier ('Je t'aime , Nouveau Casino') pour Riverside que l'on attendait fermement avec ses histoires à La jeune fille et la mort. Une incrustation bienvenue (Don't Cry On Me) sur demande d'un membre du public et c'est une reprise de Leonard Cohen (First We Take Manhattan), popularisée de digne façon par R.E.M..
Je T'aime Tant !

Voila C'est Fini !
C'est Adieu Paris pour Kid Harpoon mais pas tout à fait car pas moins de quatre dates sont déja programmées prochainement dans la capitale. Ma Maison, en somme...
Au final, ce fût un concert où il aura été seul vainqueur, catégorie barbelures ou barbillons, mais il n'aura pas hésité à partager une certaine valeur qui n'attend pas le nombre des années...Tartine Breakfast pour tout le monde !
Une formule solo qui lui va bien mais on espère qu'il trouvera encore une fois d'autres garçons et filles pour jouer avec lui, bac à sable ou pas...
Quelqu'un Comme Toi.
setlist
    01. Colours
    02. Hold On
    03. Burnt Down House
    04. Once
    05. Death Of a Rose
    06. Running Through Tunnels
    07. Late For The Devil
    08. Stealing Cars
    09. Back From Beyond
    10. Un Autre Monde
    11. Childish Dreaming
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    12. Riverside
    13. Don't Cry On Me
    14. First We Take Manhattan
photos du concert
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