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The Big Pink

Paris, Nouveau Casino - 28 janvier 2010

Live-report par Fab

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Après trois concerts à Paris au cours des douze derniers mois, de la Maroquinerie à la Boule Noire en passant par la Flèche d'Or, The Big Pink n'ont pas failli cette semaine pour leur première véritable prestation parisienne en tant que tête d'affiche. Face à eux, un public dense dont la ferveur toute relative n'aura pas toujours poussé le groupe dans ses retranchements après une entame étincelante.

Lancée sur de bons rails par l'électro-rock des trois marseillais de Nasser, la soirée ne prend son envol qu'aux alentours de 21h15. Les lumières de la salle s'éteignent, une épaisse fumée blanche se dégage de la scène, et une sirène retentit avant que les quatre musiciens ne fassent leur entrée sur un sample drum'n bass. Les premiers rangs se tassent alors qu'une poignée de jeunes anglais se fraient un chemin, bières à la main, et invectivent le groupe. La boucle d'introduction de Too Young To Love se fait entendre avant que l'ensemble des instruments ne se superposent, produisant un son lourd et oppressant sur lequel se calque le chant de Robbie Furze, affublé une fois encore d'une veste de cuir que la chaleur le pousse à rapidement laisser de coté. L'entame est impeccable, le son puissant et précis, et l'enchaînement de Frisk et At War With The Sun renforce l'excellente impression initiale.

Si Robbie Furze et Milo Cordell constituent bien évidemment la force motrice de The Big Pink, imprimant le rythme et une densité certaine à ce mur du son, Leopold Ross et plus encore Akiko Matsuura tiennent leur rôle avec application. Remarquable derrière les fûts, la seconde nommée s'illustre également tout au long du set aux chœurs, notamment sur Velvet, chaleureusement accueilli par le public, mais aussi le très prenant Crystal Visions. Plus subtil et posé, Count Backwards From Ten démarre avec retenue avant de réellement s'envoler lorsque les sonorités noisy du duo s'imposent. Au bout de quarante minutes d'excellente facture, achevées toutefois sur une très pâle reprise du titre Beautiful Nightmare de Beyoncé, The Big Pink s'éclipsent le temps de quelques minutes avant de réapparaître pour le rappel, fait rare à en croire leur vocaliste. Un rappel rentre-dedans et sans fioritures constitué de Tonight et du très populaire Dominos conclu dans le chaos par un saccage en règle du kit de batterie à coup de guitares.

Sans être parvenus à maintenir le même degré d'intensité tout au long de leur prestation, The Big Pink n'en n'ont pas moins proposé un concert d'excellente facture à la hauteur des qualités de leur album A Brief History Of Love.
setlist
    Too Young To Love
    Frisk
    At War With The Sun
    Velvet
    Crystal Visions
    Count Backwards From Ten
    Beautiful Nightmare (Beyoncé cover)
    ----
    Tonight
    Dominos
photos du concert
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