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Enter Shikari

A Flash Flood Of Colour

Enter Shikari - A Flash Flood Of Colour
Chronique Album
Date de sortie : 16.01.2012
Label : Ambush Reality/PIAS
0.5
Rédigé par Maxime Delcourt, le 10 janvier 2012
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Loin des cocotiers, des plages ensoleillées, du sable fin murmurant à nos corps la chaleur estivale, il existe d’autres paysages. Loin des immensités montagneuses, du silence mystique des plaines, du charme utopique des rivières, il existe d’autres paysages. Loin de tout, sinon d’un urbanisme incandescent, il existe le monde d’Enter Shikari. Un monde étrange et grandiloquent dans lequel le groupe serait le vers infectant les quelques fruits censés renforcer nos défenses corporelles. Car, soyons clair, le groupe en veut clairement à notre espérance de vie. Sans doute est-ce pour cela que passé l’écriture de cette chronique, on se console avec l’idée qu’on en aura très vite oublié le contenu. Ambiance...

De plus en plus proche des métalleux pour adolescents que sont Linkin Park et 30 Seconds To Mars, la bande de St Albans ne trompe plus son monde. Le mix entre électro-industrielle et heavy-métal, dont elle va abuser et user les filons, se transforme assez vite en douleurs incontrôlables pour l’auditeur. Alors, oui, Enter Shikari est capable de composer les prémices de jolie pop-song, comme sur Stalemate, mais celle-ci a-t-elle sa place au sein d’un album aussi bruyant que potentiellement haïssable ? Pas sûr !
D’autant que Roughton Reynolds, le bien nommé, recycle les effets électroniques de bas étages jusqu’à l’écœurement. Pour ceux qui seraient, sait-on jamais, devenus dépendant au foie gras durant la période des fêtes, c’est le moment de reprendre un excédent de matière grasse.

Soyons clair : A Flash Flood Of Colour est construit comme un intense match de boxe. Chaque morceau s’interprète comme un round où Roughton Reynolds se bat avec les ombres et les lumières, se déchaine entre ses démons et ses passions pour, au final, être victime de deux aptitudes malignes : l’ambition et l’indigestion. Ici, l’ambition se manifeste par une certaine impatience à s’imposer comme un groupe leader, et non comme un vulgaire copiste (cf : 30 Second To Mars). L’indigestion est quant à elle parfaitement mise à nu sur l’ensemble de l’album par des guitares inopportunes et mercantiles. Bonjour la subtilité !

Devrions-nous nous inquiéter du sort d’Enter Shikari ? Alors que celui-ci vient certainement d’entamer sa survie artificielle, on en viendrait presque à souhaiter qu’il pose les armes. Quoiqu'il en soit, A Flash Flood Of Colour est exactement le genre d’album qui ne donne pas envie d’écouter le suivant. Ni le précédant d’ailleurs !
tracklisting
    01. System...
  • 02. ...Meltdown
  • 03. Sssnakepit
  • 04. Search Party
  • 05. Arguing With Thermometers
  • 06. Stalemate
  • 07. Gandhi Mate, Gandhi
  • 08. Warm Smiles Do Not Make You Welcome Here
  • 09. Pack Of Thieves
  • 10. Hello Tyrannosaurus, Meet Tyrannicide
  • 11. Constellations
titres conseillés
    Stalemate
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