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The Divine Comedy

Foreverland

The Divine Comedy - Foreverland
Chronique Album
Date de sortie : 02.09.2016
Label : Divine Comedy Records
45
Rédigé par Amandine, le 31 août 2016
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Prenez un blondinet gringalet malicieux au physique des plus communs ; mettez-le devant un piano, laissez-le divaguer et instantanément, il éblouira l'assemblée par son talent et son ingéniosité. C'est à peu près ce que l'on se dit à la vue et à l'écoute de Neil Hannon, membre fondateur (et seul membre permanent depuis plusieurs années) de The Divine Comedy, probablement le plus grand groupe de pop orchestrale de ces vingt dernières années. Après six ans de silence, l'Irlandais sort aujourd'hui son onzième album studio, Foreverland, sur fond de fables décalées.

Pour faire suite à Bang Goes The Knighthood, c'est vers la pseudo comptine historique que Neil Hannon a décidé de se tourner. De Catherine II de Russie (Catherine The Great) à Napoléon (Napoleon Complex), il tourne en dérision de grands personnages qui prennent vie pour quelques minutes autour d'une profusion d'instruments où le clavecin (de rigueur) se mêle aux cordes voluptueuses. L'élégance est toujours de mise et le dandy ne faillit pas à la règle : inventif, drôle et intelligent. Foreverland est tout à la fois hors du temps et très actuel.

Nous avions découvert l'album avec Catherine The Great, « une chanson qui raconte le genre de love song qu'on écrit quand on regarde trop la BBC4 » selon les dires de son auteur. Tout le talent de Neil Hannon est ici condensé en trois minutes autour d'un clavecin, d'une mélodie accrocheuse et de paroles décalées (« She could defeat anyone that she liked. And she looked so bloody good on a horse, they couldn't wait for her to invade »). Le nord Irlandais ne s'arrête pas là pour autant puisqu'il y a quelques jours, il nous présentait le clip de How Can you Leave Me On My Own, où, habillé en Napoléon et déambulant dans un château, le crooner à la voix suave se met en scène dans des situations grotesques (à bicyclette, mangeant des chips ou de la pizza devant le foot ou chantant dans son sèche-cheveux).

Drôle, élégant et toujours très classe, The Divine Comedy fait ce qu'il sait faire de mieux : des pops songs enjouées et dansantes. Pour autant, Hannon nous transporte dans des contrées nouvelles, notamment avec A Desperate Man, une bossa nova orchestrale un brin déconcertante.
Sur cet album plus que jamais, les chœurs tiennent une place importante et servent une pop épique (Catherine The Great ou The Pact) laissant parfois penser à un vieux film musical des années 50.

Foreverland marquera au fer blanc l'année en ce qui concerne la pop, qu'on se le dise. The Divine Comedy signe ici un album parfait, sans faux pas, avec leur légèreté et leur audace légendaire. Douze titres qui vous resteront dans la tête durant des jours (« How can you leave... me on my own... How can you leeeeave, me on my own »).
tracklisting
    01. Napoleon Complex
  • 02. Foreverland
  • 03. Catherine The Great
  • 04. Funny Peculiar
  • 05. The Pact
  • 06. To the Rescue
  • 07. How Can You Leave Me On My Own
  • 08. I Joined The Foreign Legion (To Forget)
  • 09. My Happy Place
  • 10. A Desperate Man
  • 11. Other People
  • 12. The One Who Loves you
titres conseillés
    Catherine the Great, How Can you Leave me on my Own, Other People
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