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Public Service Broadcasting

Paris, Petit Bain - 27 mai 2015

Live-report par Olivier Kalousdian

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Les quais de la Rapée chavirent sous les préliminaires de la saison d'été. De nombreuses nouvelles terrasses ont vu le jour sur ces quais apaisés et exclusivement piétonniers, et elles sont bondées... Au milieu, coule la Seine sur laquelle oscillent le petit navire du Petit Bain et, un peu plus loin, notre célèbre Batofar.

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Le bateau jaune, mais pas encore ivre, accueille ce soir deux groupes de talent. Les Anglais de Public Service Broadcasting et les Français basés à Londres de We Were Evergreen. Le trio mixte français, au carrefour de l'indie et de la pop electro, qui par le passé s'est offert le luxe d'ouvrir pour des groupes comme Metronomy, délivre des ballades plaisantes aux accents caribéens. Moins barrés que les Django Django, ils partagent néanmoins avec le groupe de Londres un fort penchant pour les tempos et sonorités exotiques ; catchy comme on dit outre-Manche...

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On a connu des musiciens de rock ex-footballeurs sans assez de talent, virés de leur boulot de magasinier pour avoir incendié leur lieu de travail et même, de jolies chanteuses ayant abandonné à grand risque leurs études à Sciences Po pour se lancer dans la nouvelle French Touch. Mais, un ancien producteur de la BBC World Service, force est de reconnaître que c'est une première ! John Samuelson, aka J. Willgoose, Esq. et son compagnon de formation, Wrigglesworth, ont établi un préambule solide à la création de Public Service Broadcasting : informer, éduquer et amuser le public de par le monde. Vaste programme, mis en application avec sérieux et intelligence par le biais de compositions exclusivement sans chanteur et sans paroles, exceptées celles distillées par les archives vidéos qui défilent sur un écran géant trônant entre les membres du groupe, sur scène.

Recyclant, avec un certain aplomb, les millions d'heures d'archives télévisuelles de la BBC, mais pas que, J. Willgoose, Esq. joue avec la nostalgie des années 40s, 50s et 60s pour créer un univers unique. Musicalement situés entre les Anglais post-apocalyptiques déjantés de Sigue Sigue Sputnik et The Shadows (qui avaient, en premier, mis en exergue les titres instrumentaux héroïques), Public Service Broadcasting se servent de la scène comme d'un studio d'enregistrement de musique de film et semblent improviser sur les images qui défilent en arrière plan. Semblent, seulement, car tout chez eux est millimétré et prévu à l'avance. Et il ne peut en être autrement avec des titres live accompagnant une piste vidéo... sauf à créer un projet propre de film musical et, pour cela s'appeler Archive.

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Des titres comme Spitfire puisent dans les guitares rythmiques anaphoriques de Death In Vegas et font immédiatement décoller le nombreux public de la petite salle du Petit Bain. London Can Take It nous ramène au blitz sur Londres pendant le seconde guerre mondiale et insuffle un air d'électro minimaliste, agrémentée du désormais célèbre banjo de J. Willgoose, Esq. Signal 30, un titre qui démarre, comme beaucoup d'autres par la voix alarmante d'un commentateur de télévision des années cinquante, rend grâce au rock par le biais des riffs enlevés du leader du duo et du tempo nerveux de Wrigglesworth. Depuis peu, un troisième larron vient renforcer l'équipe de diffusion ; un bassiste qui officie également aux cuivres – plus précisément au Bugle – (sur le dernier titre du set, Everest, notamment), JF Abraham (alias JFA).
De la guerre froide à la conquête de l'espace, côté URSS, jusqu'aux images de l'ascension de l'Everest, le set est entrecoupé de phrases dictées par un logiciel de reconnaissance vocale qui viendra remercier, de sa voix robotique, une fois le public, une autre fois la salle du Petit Bain. Ce set cent pour cent muet est, paradoxalement, d'une grande chaleur humaine et parvient à nouer une certaine intimité avec le public. Un public acquis à la cause, il est vrai.

Bien moins sombres qu'Archive sur Axiom et très malins dans la mise en scène et leurs choix vestimentaires (velours côtelés et nœuds papillons de nos grands pères), Public Service Broadcasting sont un groupe unique et réellement novateur. N'en déplaise à Arthur, les vrais enfants de la télé sont Anglais.