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Ben Howard

Paris, Salle Pleyel - 11 juin 2018

Live-report par Déborah Galopin

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Après James Bay à l'Elysée Montmartre quelques jours plus tôt, nous sommes allés assister au concert de Ben Howard à la salle Pleyel à Paris. S'ils ont des points de convergence - style folk, musique qui se veut calme et sur le fil de l'émotion, plutôt beaux garçons (reconnaissons-le) - il est difficile de faire plus différent en terme d'ambiance de concert. Ben Howard était à la Salle Pleyel pour nous présenter son troisième album Noonday Dream.

C'est complètement trempé que nous arrivons dans la salle de concert symphonique, après avoir affronté un véritable déluge qui n'a pourtant découragé personne de faire le trajet. Nous nous installons dans les gradins pour assister à la première partie The Dead Tongues. Une agréable surprise, dont la musique nous invite immédiatement au voyage, dans des terres brunes et de caractères. Le chanteur gère lui-même harmonica et guitare, supporté par un bassiste et un batteur dans un style parfaitement country. On aimerait que toutes les premières parties ressemblent à celle-ci. Qu'on l'écoute d'une oreille attentive ou distraite, on l'apprécie quoi qu'il arrive.

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Ben Howard et ses huit musiciens entrent en scène avec A Boat To An Island On The Wall, une invitation dans son univers qui se fait tout en douceur, plantant le décor comme il se doit. Nous sommes impressionnés par la multitude d'instruments sur scène : deux batteries, plusieurs guitares/basses, synthés et MAO, contrebasse et violons, c'est un véritable mini-orchestre qui mêle l'électronique et le classique, en passant par le folk et le rock. La musique se veut progressive et légère, nous emportant au gré des sensations. Des écrans sont installés en patchwork comme des fenêtres ouvertes avec des points de vues légèrement différents ou bien créant une vue d'ensemble. Ce sont des paysages qui nous sont présentés comme une sorte d'errance, d'abord dans un milieu plutôt urbain - on reconnaît le métro - pour progressivement s'en détacher et se concentrer uniquement sur des formes abstraites ou sur la nature. Même les paroles se font visuelles (« We made a pact / And smoking a cigarette / As Saturn approaching / Said it's late / You should be going / The wind is howling / The house is showing »), comme si tout était fait pour que nous puissions nous projeter, faisant travailler notre imagination à travers les sens. Ben Howard est dans la suggestion, si bien que l'ensemble ressemble à un tableau abstrait. C'est contemplatif et c'est beau.

Le concert s'apparente davantage à un spectacle. Ben Howard se montre peu communicatif envers son public, à tel point qu'il attend la moitié du set pour nous saluer. Une personne dans les gradins demande même à la fosse de se réveiller, mais l'ambiance ne s'y prête pas. Nous sommes là en tant que spectateurs et c'est probablement ce qui pêche au cours de ce set, car nous ressentons trop l'écart entre la scène et le reste de la salle. Ben Howard se concentre principalement sur les morceaux de son nouvel album, n'en jouant que quatre issus de ses précédents albums ou EPs. Probablement a-t-il voulu tenter un format différent de ses autres concerts.

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Certaines compositions nous accrochent plus que d'autres. Par moment, nous avons tendance à laisser notre esprit s'échapper au fil de la musique, si bien que nous sommes dans la Salle Pleyel sans y être vraiment, nous pensons à autre chose, la lenteur des morceaux participant à ces petits instants d'errance et de « décrochage ». Alors que pour d'autres titres comme Towing The Line ou I Forget Where We Are, nous sommes suspendus aux lèvres de Ben Howard tant l'émotion est prégnante. Cela tient d'une variation du timbre de sa voix, de quelques notes de guitare, de quelque chose qu'on sent vibrer dans l'air différemment et soudain en accord avec ce qu'on éprouve. Alors nécessairement tout ne peut nous parler, mais dans l'ensemble, on aime, on aime sincèrement.

Le chanteur-compositeur fait preuve d'une technique irréprochable, d'une orchestration impressionnante, il varie les formations afin d'apporter du dynamisme à son set, mais le manque de communication fait qu'on ne s'implique pas à 100% dans leur prestation. On était pourtant à ça d'un sans-faute, à ça... Nous le laissons ce soir sur une légère frustration.
setlist
    A Boat To An Island On The Wall
    Towing The Line
    Someone In The Doorway
    All Down The Mines (Interlude)
    Agatha's Song
    There's Your Man
    What The Moon Does
    Untitled
    The Defeat
    Small Things
    I Forget Where We Were
    Murmurations
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    Nica Libres At Dusk
    Promise
photos du concert
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