Chronique album : Matt Elliott - Farewell To All We Know - Sound Of Violence
logo SOV

Matt Elliott

Farewell To All We Know

Matt Elliott - Farewell To All We Know
Chronique Album
Date de sortie : 27.03.2020
Label : Ici d'Ailleurs
4
Rédigé par Johan, le 27 mars 2020
Bookmark and Share
Matt Elliott sait se faire discret tout en faisant parler de lui année après année. Que ce soit sous son patronyme ou avec son projet de drum'n'bass folk The Third Eye Foundation, le britannique enchaîne les albums de qualité depuis 1996 sans s’arrêter un seul instant, étoffant constamment son univers musical tout en conservant sa propre identité au sein de ses deux entités.


Dès les premiers accords de Farewell To All We Know, on sait où l'on est. On retrouve ses repères, ceux que l’on avait égarés depuis 2016 et le septième opus de Matt Elliott, The Calm Before, ceux que l’on avait aperçus par vagues il y a deux ans avec The Third Eye Foundation sur Wake The Dead.
L'intro What Once Was Hope n’est qu’une succincte instrumentale d’une minute trente, mais l’on retrouve déjà les sensations procurées par l’artiste anglais depuis plus de deux décennies. On n’a jamais entendu cette mélodie auparavant alors que l’on a l’impression de l’avoir toujours connue. C’est ici que se trouve certainement le talent du songwriter : créer ce que l’on est censé déjà connaître ; renouveler sa direction musicale qui était déjà présente, bouillonnante, dissimulée quelque part dans notre cerveau.


Farewell To All We Know, Bye Now, Aboulia... Chaque composition qui nous arrive aux tympans est une nouvelle claque. Une guitare sèche, quelques notes de piano, un violon menaçant planant autour de la voix profonde de Matt Elliott, le folk torturé de l'anglais reste constant, lent et délicat, laissant autant la place au chant qu’aux instruments, comme le confirment les deux autres instrumentaux de ce disque, Guidance Is Internal et Can’t Find Undo.
Même si déjà cultes, ces titres se veulent relativement classiques dans l’univers musical de Matt Elliott, a contrario d’une poignée d’autres tels que le somptueux The Day After That et ses influences balkan folk, ainsi que le duo de fin, Crisis Apparition et The Worst Is Over, opposés et si similaires aussi bien dans les propos que leur structure.



Beaucoup d’artistes conservent la même musicalité sans parvenir à se renouveler. Matt Elliott, auteur de plus d’une quinzaine d’œuvres, réussit l’exploit d’éviter bien souvent cet écueil. Farewell To All We Know en fait partie, s’avérant probablement le meilleur album solo du britannique depuis The Broken Man, demeurant ainsi encore et toujours l’un des maîtres néofolk de ce monde.
tracklisting
    01. What Once Was Hope
  • 02. Farewell to All we Know
  • 03. The Day After That
  • 04. Guidance is Internal
  • 05. Bye Now
  • 06. Hating the Player, Hating the Game
  • 07. Can’t Find Undo
  • 08. Aboulia
  • 09. Crisis Apparition
  • 10. The Worst is Over
titres conseillés
    Farewell To All We Know, The Day After That, Aboulia
notes des lecteurs
Du même artiste