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TOY

Interview publiée par Fab le 8 septembre 2012

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Découverts lors de la sortie de leur single Left Myself Behind en début d'année 2012, quelques mois après leur signature chez Heavenly Recordings, TOY ont depuis suivi une trajectoire ascendante que l'arrivée de leur premier éponyme ne fait que renforcer des dernières semaines. Après une poignée de concerts en France, nous avons rencontré le prometteur quintet dans la foulée de son concert au festival Rock en Seine le mois dernier.

Vous avez joué pour la première fois dans un festival en France un peu plus tôt cet après-midi, quelles sont vos impressions ?

Maxim : Nous avions déjà joué à Paris et Marseille il y a quelques mois mais c’était notre premier concert en festival ici. Nous avons à chaque fois passé un bon moment avec l’aide du public.
Dominic : Les gens semblent toujours réceptifs ici.

Justement, n’est-il pas plus difficile de acquitter de cette tâche face à des personnes qui, en majorité, vous découvrent à cette occasion ?

Maxim : Nous aimons cela, c’est une forme de challenge mais aussi une opportunité de faire découvrir notre musique à de nouvelles personnes. Nous aimons vraiment ça !
Alejandra : Il existe malgré tout une certaine forme de surprise. Tu ne sais jamais vraiment quelles vont être les réactions des personnes face à toi en festival, surtout en plein milieu de l’après-midi.
Dominic : Jusqu’à maintenant, le public français est respectueux et semble apprécier de nous voir sur scène. C’est une caractéristique connue des concerts en France, alors qu’à Londres parfois les réactions sont plus décousues. Aujourd’hui, nous avons eu la chance de pouvoir jouer cinquante minutes environ, ce qui correspond plus ou moins à ce que nous avons l’habitude de proposer lors de nos concerts. Ce sont de bonnes conditions pour nous.

Tout est allé très vite pour vous depuis la sortie de votre premier single en fin d’année 2011, n’avez-vous pas l’impression que tout va même peut-être trop vite parfois ?

Maxim : Je ne crois pas que tout aille trop vite, nous avons toujours le contrôle des événements...
Dominic : Je pense que nous suivons un bon rythme. Nous sommes maintenant très impatients que notre album soit disponible. Nous avons beaucoup travaillé et nous sentons que certaines personnes sont curieuses d’entendre plus de chansons de notre part désormais. Après nos récents singles, c’est sans doute la suite logique des choses.
Alejandra : Il nous a fallu environ dix-huit mois pour en arriver là où nous sommes aujourd’hui. Cela peut sembler rapide vu de l’extérieur, mais nous ne le ressentons pas ainsi.

Cette rapidité fait donc en quelque sorte votre force ?

Maxim : Après un an et demi à jouer ensemble, sortir des singles et donner des concerts, j’ai le sentiment que tous ce que nous avons espéré est en train de se réaliser progressivement.
Dominic : Je crois que nous aimons justement l’idée que tout aille très vite. Notre premier album n’est pas encore sorti mais nous avons déjà commencé à nous projeter vers le suivant que nous aimerions pouvoir sortir à la même époque dans un an.
Alejandra : Si nous laissons les choses se tasser trop longtemps, nous avons peur de perdre certaines habitudes. Nous continuons à travailler sur de nouvelles chansons alors même que notre premier album n’est pas encore sorti.
Dominic : Les singles sortis ces derniers mois nous permettent de sortir toutes les chansons que nous avons accumulées. Les bsides n’ont pas été écrites dans cette optique, ce n’est que qu’une question de choix. Nous pouvons ainsi continuer à expérimenter avec de nouvelles idées.

La musique que vous proposez en tant que TOY est très différente et bien plus variée que celle que trois d’entre vous jouiez avec Joe Lean And The Jing Jang Jong...

Dominic : Joe Lean And The Jing Jang Jong n’était tout simplement pas vraiment notre groupe. Notre musique de l’époque ne reflétait pas qui nous sommes et ce que nous aimons. Nous avions rapidement commencé à comprendre que la voie choisie par le groupe ne nous plaisait pas et c’est pour cette raison que nous avions décidé de partir pour créer quelque chose de nouveau. Maintenant que nous sommes réunis tous les cinq, malgré des goûts parfois différents, nos intérêts communs font de TOY le groupe que le public découvre ces derniers mois.
Maxim : Des disques comme Raw Power des Stooges ou Marquee Moon de Television nous ont rassemblés.
Dominic : Tout ce que nous avons vécu à une certaine époque avec Joe Lean And The Jing Jang Jong est maintenant derrière nous. C’est une époque lointaine dans nos esprits.

Les mois passent mais les comparaisons avec The Horrors et S.C.U.M persistent malgré tout, comment l’expliquez-vous ?

Dominic : Tous les groupes passent par là un jour ou l’autre, c’est un mécanisme habituel. Quand un artiste débute, il est plus facile de mentionner ce genre de rapprochement pour en faire une brève description. Aussi, quand nous avons commencé à nous faire connaître, les gens ont tout de suite pensé à nous comparer à The Horrors car nous étions en tournée avec eux. Nous ne jouons pas nécessairement la même musique qu’eux, mais le rapprochement existe.
Alejandra : Ce qui est intéressant, c’est que les gens ne nous comparent généralement pas aux groupes auxquels nous pourrions nous comparer si la question nous était posée. C’est aussi pour cela que les nouveaux groupes doivent essayer de proposer quelque chose de différent.
Maxim : Nous connaissons plusieurs membres de The Horrors, à commencer par Joe ou Rhys, depuis très longtemps, du fait que nous sommes tous originaires de Londres. Nous leur avions fait écouter nos premières démos très tôt et ils n’ont jamais cessé de nous soutenir depuis. Nous avons un passé commun en quelque sorte. Je pense que la sortie de notre album va faire bouger les choses.
Dominic : Pour résumer, les comparaisons avec The Horrors ne constituent pas un problème, ce sont de très bons amis.

Vous avez dévoilé de nombreux titres sous la forme de vinyles au cours des derniers mois, constituent-ils selon vous un bon aperçu de votre album ?

Dominic : L’album est une chose mais tous les singles que nous avons sorti jusqu’à maintenant sont importants à nos yeux. Toutes nos sorties, que ce soit un album, un single ou même une bside, sont placées sur un pied d’égalité. Ce sera la même chose dans le futur, ce sont tous des éléments constituant du groupe.
Alejandra : Je ne pense pas que nous ayons déjà choisi de sortir une chanson en tant que bside du fait que nous l’ayons jugée moins bonne que d’autres.
Maxim : Pour l’album, nous avons travaillé avec le producteur Dan Carey, un ami de longue date. Tout a été enregistré en l’espace de dix jours, mais certaines de nos anciennes chansons ne semblaient pas cohérentes par rapport au résultat de ces sessions.
Dominic : L’un de nos objectifs en tant que groupe est de publier le plus grand nombre possible de chansons durant notre carrière. Left Myself Behind est l’une de nos compositions les plus importantes mais elle a été écrite il y a très longtemps déjà. Elle fait partie de l’histoire de TOY mais pas de notre album.
Maxim : Nous avons beaucoup réfléchi au moment de choisir le tracklisting du disque. Il dure cinquante-huit minutes et il fallait éliminer une de nos anciennes chansons tout en explorant au mieux l’ensemble de notre répertoire. Nous avons tellement d’idées en réserve que nos prochains singles seront probablement publiés sous la forme d’EPs avec plusieurs inédits.
Dominic : Pour nous, le processus ne cesse jamais. Nous allons continuer de sortir des chansons jusqu’à ce fameux second album l’année prochaine. Nous publions par exemple au début du mois de septembre un nouveau single, Lose My Way, et pour sa bside nous avons choisi de présenter Bright White Shimmering Sun que nous jouons régulièrement à nos concerts. Nous savons que le public l’apprécie particulièrement mais nous n’avons pas réussi à l’intégrer à l’album.

Votre album présente des atmosphères très différentes, notamment sur un titre plus pop et orchestré comme My Heart Skips A Beat. Peut-on le percevoir comme une évolution possible pour vous ?

Alejandra : C’est l’une des toutes premières chansons que nous avons écrites avec Left Myself Behind ! Nous ne nous sommes pas posé la question de sortir une chanson plus pop ou autre chose, c’est juste que ce genre de titre correspond aussi à nos goûts. Nous apprécions le rock direct ou des choses plus expérimentales, mais également tout ce qu’il est possible de situer entre ces deux extrêmes, pop y comprise. My Heart Skips A Beat est une chanson dont nous sommes très fiers, elle avait assurément sa place sur ce disque.
Dominic : Pour l’album, nous avons sélectionné douze chansons constituant un ensemble pouvant nous représenter. Certaines sont pop, d’autres épiques ou même carrément étranges. Tu peux y retrouver l’aspect pop des Beach Boys ou des Byrds, des sons plus rêveurs ou typiques de la scène américaine des 60s. La dernière chose dont nous avons envie, c’est de limiter nos possibilités.
Alejandra : Les différences entre nos chansons peuvent découler des idées, états esprits ou humeurs de chacun.
Maxim : Nous sommes complètement ouverts à toutes les idées, même les plus bizarres.

Après la période des festivals, la sortie de votre album sera suivie de concerts au Royaume-Uni puis de votre première tournée en Europe cet automne...

Maxim : Lorsque nous avons commencé à jouer ensemble, nous voulions simplement passer du temps ensemble et jouer de la musique, tout simplement. Lorsque nous avons donné notre premier concert, c’était l’une des choses les plus excitantes que nous avions vécue ensemble. L’année passée, pour le jour de l’an, nous avons donné à minuit un concert entouré de nos amis, et même ce simple concert était un véritable aboutissement pour nous ! A nos débuts nous n’avions pas d’ambitions particulières autres que celle de passer du bon temps tous les cinq, tout ce qui nous est arrivé depuis est fantastique.
Alejandra : Nous n’avons jamais fait le moindre plan depuis que nous sommes ensemble, nous prenons les choses comme elles viennent.
Dominic : Nous sommes impatients d’arriver à cette tournée européenne, ce sera incroyable de pouvoir aller jouer un peu partout, notamment en France ou en Espagne, deux pays spéciaux à nos yeux.