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Still Corners

Interview publiée par Emmanuel Stranadica le 3 janvier 2019

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Still Corners ont illuminé cette année 2018 avec leur magnifique album Slow Air. Après cinq ans d'absence à Paris, le groupe était de retour pour un concert au Point éphémère. Sound Of Violence les a rencontrés en fin d'après-midi. Ils nous ont parlé de leur dernier disque, du Brexit et de télé-réalité japonaise.

Slow Air est musicalement une forme de retour vers votre premier album Creatures Of An Hour. Est-ce quelque chose que vous avez cherché à faire lorsque vous avez commencé à travailler sur ce disque ?

Greg : Je ne pense pas qu'on ait cherché à revenir vers notre premier disque. C'est probablement l'ambiance musicale de l'album qui procure cette sensation. Il y a par contre davantage de guitares, et ça c'est que quelque chose que j'ai vraiment recherché. Il y a des éléments qui peuvent quand même s'approcher de Creatures Of An Hour mais le but n'a jamais été de repartir dans cette direction.
Tessa : Pour moi, Slow Air est une fusion de l'ensemble de nos albums. Notre premier disque était quelque chose d'assez innocent. Je pense que nous avons atteint une certaine maturité avec le temps, et elle a probablement pas mal influencé ce nouveau disque. Je pense que les chansons sont beaucoup plus plaisantes que sur Creatures Of An Hour.
Greg : Nous avons beaucoup travaillé ensemble sur Slow Air, bien plus que par le passé où je dirigeais énormément. C'est notre disque le plus collaboratif de tous.

J'ai quand même l'impression que vous souhaitiez vous éloigner de Dead Dlue...

Greg : (Rires) Oui, je pense que tu as raison. Dead Blue a été une sorte d'expérimentation pour nous. On a énormément fait d'essais avec les synthés dessus, sans trop se poser de questions. Mais maintenant, on souhaite aller une la direction qui nous intéresse vraiment.
Tessa : Pour Dead Blue, on s'est vraiment éloignés de l'esprit de Still Corners, de la musique que l'on souhaitait jouer. Il y a eu beaucoup de permutations à l'époque. Certaines chansons de ce disque ne sont pas vraiment terminées. Ce fut un vrai coup d'essai. Nous ne ferons plus jamais cela.
Greg : Oui c'était vraiment un état d'esprit, « Amusons-nous en écrivant des chansons ». On ne s'est pas posés de questions !
Tessa : Mais on en garde un très bon souvenir. On s'est beaucoup amusés.
Greg : Je ne pense pas qu'on se soit autant amusés sur Slow Air.

Slow Air s'apparente à un long voyage sur une route qui ne mène nulle part. Y a-t-il un message derrière tout ça ?

Greg : Nous cherchions à évoquer ce long voyage. C'est très typique de l'Amérique où on prend l'avion pour un rien même si c'est un pays qui est très étendu. Il y avait ce désir interrogatif de partir sans but. Où vais-je aller ? Simplement rouler et voir où tout cela me mène.

Tessa, tu es anglaise et as déménagé aux Etats-Unis. Est-ce le Brexit qui t'a poussé à partir ?

Tessa : J'étais déjà partie avant le vote. J'ai voté et j'ai été dévastée par le résultat. C'était six mois avant l'élection de Trump. Ce fut un nouveau cauchemar. Je me sens toujours chez moi en Angleterre, et j'espère encore que quelque chose changera. C'est une décision tellement triste et stupide.

Greg, slow Air est un voyage sur une route qui ne conduit nulle part. Est-ce toujours un rêve de rouler sur cette route dans l'Amérique de Trump ?

Greg : (Il hésite) Ça dépend... Si tu regardes les infos, ce n'est pas du tout le cas. Si tu n'y prêtes pas attention, alors oui. J'essaye de ne pas trop me penser aux news, car pour composer de la musique ce n'est pas du tout inspirant. C'est beaucoup trop effrayant. Il est nécessaire de se focaliser sur d'autres choses pour pouvoir continuer à vivre sans se faire trop de souci. Malheureusement cela nécessite d'ignorer la réalité. Ce qui est bien évidemment très problématique.

In The Middle Of Nowhere qui ouvre l'album sonne un comme un croisement entre Beach House et Mazzy Star...

Greg : Je dirai que ça sonne davantage comme Mazzy Star et un groupe psychédélique du nom de Baby Grandmothers (ndlr : Groupe suédois pionnier du psychédélique de la fin des années 60 qui a récemment sorti un nouvel album). J'avais dans la tête ce beat de batterie à l'esprit sixties. Je pense qu'ils m'ont beaucoup inspiré pour cette chanson.

Tessa, pourrais-tu nous citer quelques films tristes, ceux qui te font pleurer (en référence à la chanson Sad movies) ?

Tessa : (rires) Oh il y en tellement. Greg, il faut que tu m'aides.
Greg : Tendres Passions ?
Tessa : Mais ce n'est pas vraiment un film triste.
Greg : Si, si.
Tessa : Non. L'as-tu vu ?

Non, je n'en ai jamais entendu parler...

Tessa : C'est avec Shirley MacLaine et Debra Winger. Elles sont mère et fille. Le Vieil Homme Et L'enfant est un vrai film triste et magnifique.
Greg : Oui, je suis d'accord. Mais récemment nous avons vu un show de télé-réalité japonais absolument incroyable.
Tessa : Terrace House.
Greg : Les gens sont charmants dans cette émission. Tu te dis que ce doit être très ennuyeux comme spectacle à regarder, mais en fait pas du tout, c'est vraiment super. J'ai été hyper étonné.

Pourquoi n'avez-vous pas commencé l'album avec Welcome To Slow Air ?

Greg : On voulait vraiment débuter l'album avec. Mais on a finalement trouvé que c'était trop lent.
Tessa : C'est un peu comme dans un film. Il débute et les noms des acteurs apparaissent un peu plus tard.

Combien de temps cela vous a pris de réaliser cet album, de l'écriture à l'enregistrement ?

Greg : Je dirai six mois. L'écriture nous a pris trois mois, autant pour l'enregistrement et le mixage du disque.

Il y a toujours beaucoup d'éléments cinématographiques dans votre musique. Quand sortirez-vous une bande originale de film ?

Greg : J'attends l'appel. Nous sommes vraiment prêts pour cela. Cela finira par arriver un jour, quand nous serons très vieux (Rires).

A propos de Dreamlands, où-sont-ils ces pays des rêves?

Greg : Je pense qu'ils constituent davantage ce qui pourrait être, plutôt que d'exister. Je ne pense pas qu'ils existent pour le moment.
Tessa : Je pense qu'il est important de se dire qu'il y a quelque chose d'autre ailleurs.

J'ai vu que vous jouez deux reprises sur scène. The Calvary Rose de Richard & Linda Thompson ainsi que Still Life de The Horrors. Pourquoi ces deux chansons ?

Greg : Nous adorons ces chansons. Nous avions besoin de titres dans la setlist qui permettent d'apporter une transition, un changement d'énergie.
Tessa : Oui et c'est vraiment amusant de jouer des chansons que nous n'avons pas écrites.

Vous jouez également sur scène les deux faces de votre premier quarante-cinq tours, Don't Fall In Love. J'en suis ravi. Qu'est-ce qui vous a donné envie de rejouer d'aussi vieux titres ?

Greg : Je pense qu'on a cherché à retracer l'ensemble de notre discographie dans la setlist. On a quatre albums de sortis à ce jour et on voulait un peu équilibrer notre répertoire scénique avec des chansons de chaque période. Les gens nous réclamaient sans arrêt Don't Fall In Love. Aussi, on a décidé de la réintégrer dans la setlist. Wish, la face b, nous l'avions déjà jouée sur scène mais c'était il y a bien longtemps. Ce fut donc plaisant de la rejouer. C'est une bonne manière de rependre le concert lors du rappel, avec cette petite chanson apaisante, après toute l'énergie que nous avons dépensé lors de notre prestation.